ORIGINE

Comment accepter que les choses changent ?

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Le Laboratoire Origine

Un accompagnement collectif de 3 mois

Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.

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Le changement vient de l'intérieur, et il est fondamental de comprendre que pour que les choses bougent pour toi, il est essentiel de l'accepter pleinement.


C'est le sujet de cet épisode de mon podcast Origine ❤


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👤 À propos de moi

Je m’appelle Jérémy Guillaume et je crois profondément qu'un changement durable n’est possible que dans l’amour de ce que tu es et de ce que tu as été.

Et c'est exactement pour ça que j'aide les entrepreneurs à se reconnecter à leur cœur et à leur singularité en identifiant clairement leurs valeurs et leurs blessures dans le but de se créer un business parfaitement aligné.

On bosses sur la stratégie, sur l'acquisition, la conversion, la délivrabilité, le marketing, la communication, mais toujours avec une approche basée sur la rechercher des causes plus profondes des blocages existants.

Si t'es pas prêt à une introspection profonde, ce n'est clairement pas pour toi.


Viens échanger sur https://www.instagram.com/jeremyguillaume/ et direction www.jeremyguillaume.fr pour bosser ensemble.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le texte complet de cet épisode, reformaté

Un épisode à chaud, après un coaching

Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je te fais un épisode à chaud, après un coaching que j'ai eu avec une personne. On a travaillé sur des perceptions qu'elle avait, beaucoup en lien avec son enfance, avec son père, sa mère, avec des choses qu'elle pense qu'elle aurait aimé avoir autrement, différemment.

Je crois qu'on est beaucoup à avoir ce fonctionnement-là, ce schéma de « ah, j'aurais aimé que mes parents fassent ci ou ça, j'aurais aimé que mon père soit plus comme ceci avec moi, j'aurais aimé que ma sœur ou mon frère… » — peu importe. Et je voulais te faire cet épisode parce que je veux reposer les choses de manière claire, et pour moi c'est fondamental.

Imaginer que les choses auraient pu être différentes n'est qu'un fantasme

Imaginer que les choses auraient pu être différentes, ce n'est qu'un fantasme. Ça ne peut être qu'un fantasme, parce que factuellement les choses ont été faites, elles ne peuvent pas être différentes.

Dans ce fantasme, il y a ce truc de croire qu'on aurait pu avoir une autre vie, que les choses auraient pu se faire autrement, sous un autre aspect. Il y a l'idée qu'on a perdu quelque chose du fait que ça n'a pas été différent — et on ne voit pas ce qu'on a gagné. C'est quelque chose de très déséquilibré dans nos perceptions, et c'est assez problématique.

Ce que je dis à cette personne, et ce que j'aime beaucoup dire dans des cas comme ça, c'est que la première étape, c'est de sortir du fantasme. Sortir du fantasme que ça aurait pu être différent, parce que ce n'est pas le cas et que ça ne peut pas exister.

Ça s'est passé, ça a existé, ça n'aurait pas pu être différent, ça ne peut pas être différent. Factuellement, c'est comme ça.

La seconde étape, c'est de comprendre pourquoi on entretient ce fantasme : c'est l'histoire qu'on se raconte. Toute l'histoire qu'on a construite autour de notre vision des choses, autour de la perception qu'on a eue des événements. Cette histoire a créé notre système de valeurs, notre vision du monde, mais aussi ce qu'on va chercher aujourd'hui à l'extérieur, les attentes qu'on peut avoir et ce qu'on ne va peut-être pas accepter chez les autres. Et ça, c'est quelque chose de fort.

« J'ai du mal à imaginer en quoi ça va changer »

En discutant, cette personne me dit : « J'ai du mal à imaginer en quoi réintégrer ça va changer quelque chose. » Comprendre et voir que, parce que j'ai vécu tel événement, je ne peux pas revenir en arrière, et qu'il y a aussi du bon dans cet événement-là. Ça peut aller dans les deux sens : soit je ne vois que du bon et il s'agit d'aller voir l'aspect négatif, soit je ne vois que du négatif et il s'agit d'aller voir l'aspect positif.

Je trouvais ça hyper intéressant, parce que pour moi, avoir du mal à percevoir que ça va changer quelque chose, c'est qu'on est encore dans son blocage. On est encore dans le fait de penser que ça aurait été mieux si ça avait été différent.

Le cerveau me fascine : à quel point il est fort, à quel point il est puissant pour nous bloquer, consciemment ou inconsciemment — surtout très inconsciemment, d'ailleurs. Parce que si tu vas voir, bien sûr que ça va changer quelque chose. C'est évident.

Si tu penses que ton enfance est horrible et que c'est pour ça que tu es malheureux aujourd'hui, c'est que tu ne vois pas l'enfance que ça a créé, et que tu ne vois pas toutes les parts d'heureux en toi aujourd'hui.

Et tant que tu ne les vois pas, tu restes dans le schéma « je suis malheureux », tu te racontes cette histoire — et probablement que c'est génial pour toi de le faire, parce que tu as de l'empathie autour de toi, tu as peut-être des gens qui veulent te sauver, des personnes qui veulent prendre soin de toi. Il y a plein de confort à avoir ça.

Le confort du sauveur

Beaucoup de personnes sont aussi dans ce truc de sauveur. Aller voir que ce que la personne t'a fait n'est pas tout négatif, c'est aussi comprendre que ta manière d'être aujourd'hui, de vouloir sauver les gens — parce que tu peux effectivement l'associer à ça — n'est pas forcément saine.

Parce que quelqu'un n'a peut-être pas envie d'être sauvé. Parce que vouloir sauver quelqu'un, c'est le priver de son pouvoir, c'est l'empêcher de prendre conscience par lui-même d'une difficulté, c'est peut-être priver la personne de la réponse à ses besoins, puisque tu veux le faire malgré ce que la personne peut faire ou dire.

C'est l'aspect très négatif du sauveur, et ça, c'est dur à accepter.

Le fait d'avoir du mal à imaginer ce que ça peut changer d'aller là-dedans, je trouve ça génial aussi, parce que c'est un indicateur : c'est en cours de changement, mais je ne suis pas encore prêt à voir les choses de manière plus factuelle, plus neutre, moins polarisée, moins extrême sur le plan émotionnel. Pas encore prêt à réintégrer le fait que, malgré la douleur de ce qu'on vit, la conséquence, c'est aussi l'histoire qu'on se raconte. Il y a des avantages et des inconvénients à tout, et il s'agit d'accepter d'être dans cette forme de neutralité, d'aller voir les avantages et les inconvénients.

Je voulais partager ça. J'espère que ce n'est pas trop confus, parce que quand je suis dans ce genre de partage, je peux être encore dans le moment que j'ai vécu, dans la perception que j'en ai, et ce n'est pas toujours très clair. Mais je suis persuadé que si ce n'est pas clair, ce n'est pas clair, et que si c'est clair, ce sera pour les bonnes personnes.

L'idée, vraiment, c'est de comprendre que tout ce qu'on vit est factuellement vécu, qu'on ne peut pas revenir en arrière, mais qu'on peut décider de l'histoire qu'on se raconte par rapport à ça : soit une histoire incomplète, parce qu'on décide de se priver de certains éléments, soit une histoire complète, parce qu'on décide d'aller voir l'ensemble de la situation, de la voir globalement.

La métaphore du téléphone : une seule face ne suffit pas

Pour faire une métaphore : c'est comme quelqu'un qui n'aurait jamais vu un téléphone de sa vie. Il ne sait pas à quoi ça ressemble. Tu prends ton téléphone et tu lui montres un seul côté, le côté de l'écran, éteint, noir. La personne ne peut pas savoir ce que c'est. Elle peut se dire « je ne sais pas ce que c'est, c'est un écran » — et si elle ne sait pas ce qu'est un écran, elle n'a aucune conscience de ce que c'est.

De l'autre côté du téléphone, tu vas avoir l'objectif, un petit logo, un dessin, un arbre, un truc comme ça. Si la personne voit ce côté-là, elle va dire : « Ah oui, ça, je sais ce que c'est, c'est un arbre, c'est un appareil photo. » Ce qui est intéressant, c'est que pour le même objet, quelqu'un qui n'a jamais vu d'iPhone — tu reviens trente ans en arrière, ou moins — mais qui a déjà vu un appareil photo, peut se dire : « Ah, ça ressemble peut-être à un objectif. » Il voit un logo, et ça évoque quelque chose d'autre, donc il peut mettre des mots dessus. Alors que sur quelque chose de neutre, qu'il n'a jamais vu, il ne va pas mettre de mots.

Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur exemple avec mon téléphone, mais tu vois l'idée. Ça pourrait être n'importe quel objet. Un verre, par exemple : d'un côté, c'est juste un verre ; de l'autre côté, il y a écrit la date de mariage de quelqu'un. Donc d'un côté, la perception c'est « un verre d'eau », de l'autre c'est « ah, c'est le gobelet du mariage, de l'anniversaire d'un tel ».

Tant que tu n'as pas une vision d'ensemble, ta perception est forcément faussée, forcément biaisée, parce qu'elle est présentée sous une seule réalité, sous un seul angle — un angle qui, par définition, n'est pas complet.

Ouvrir le champ des possibles, revenir au choix

C'est tout l'enjeu de mes sessions de coaching : permettre à la personne de prendre du recul, d'ouvrir le spectre et le champ des possibles, d'aller imaginer une réalité qu'elle n'avait pas vue, une facette de la situation qu'elle n'avait pas perçue. Pour ramener de l'équilibre là-dedans, pour l'amener à « OK, en fait, ce n'est pas tout blanc ou tout noir, ce n'est pas 0 ou 1, ce n'est pas binaire, il y a beaucoup plus de nuances, beaucoup plus de subtilités ».

D'abord, je les vois. Ensuite, je les prends pour moi, je les intègre, je les accepte. Pour être en capacité de reformuler, recombiner, redéfinir ma nouvelle réalité dans l'instant T, celle qui est à jour. Pour pouvoir changer mes perceptions, la manière dont je vois les choses, la manière dont je vois le monde. Pour réintégrer quelque chose de beaucoup plus sain, qui n'est pas chargé émotionnellement du « je crois que ça aurait été mieux, ou moins bien, d'avoir ce truc-là ou pas », mais de voir que c'est beaucoup plus neutre — et d'être dans une capacité de choix.

Le choix, c'est quelque chose de très important pour moi. « OK, par rapport à tous ces éléments, qu'est-ce que je décide aujourd'hui ? Est-ce que je décide de rester dans une posture de victime ou de sauveur ? Est-ce que je décide de continuer à me raconter les histoires que je me raconte ? » Et c'est OK — mais c'est alors un choix conscient : parce que c'est confortable, parce que j'ai envie de continuer à me raconter ça, parce que j'ai envie d'avoir cette image, cette identité.

Ou : « Est-ce que je décide de changer ça ? » Il y a des conséquences, ça peut être assez challengeant. Ça peut avoir des conséquences sur ses relations, sur son métier, dans plein de domaines de sa vie. Mais je le fais parce que je suis à un moment où je prends conscience que l'objectif de l'être humain, c'est peut-être d'évoluer, de grandir, de progresser, de se confronter à ses difficultés, à ses parts d'ombre, à ses parts de lumière. Et « OK, j'ai envie de ça ».

Il ne faut pas que ce soit un but en soi, parce que sinon tu reviens dans une dualité, et ce n'est pas la bonne chose — en tout cas, je pense. Est-ce qu'il y a des bonnes choses ou pas, je ne sais pas, mais bref.

Revenir à quelque chose de beaucoup plus neutre et de beaucoup plus choisi, où il y a moins d'enjeux émotionnels.

Mot de fin

Voilà ce que je voulais te partager aujourd'hui, j'espère que ça résonnera. N'hésite pas à partager cet épisode à quelqu'un qui a besoin d'entendre ça, et à me faire un retour si ça t'inspire.

Ces derniers temps, je fais beaucoup d'épisodes en vidéo et en audio, je mets le même épisode sur les deux formats. Là, je ne l'ai pas fait, parce que la vidéo demande une petite installation et parfois une présence à la caméra qui me coupe un peu de ce que j'ai envie de dire. Et j'avais envie de te partager ce message à chaud, de manière assez authentique.

Je t'embrasse, prends soin de toi, et je te dis à très vite pour un prochain épisode du podcast.