11 mars 2026 · 1:48:43
D’enfant rejeté à l’immobilier ultra-luxe (avec Gregory Morand)
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Le Laboratoire Origine
Un accompagnement collectif de 3 mois
Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.
Découvrir le Laboratoire OrigineDans cet épisode du podcast Origine, je reçois Grégory Morand, agent immobilier spécialisé dans les biens d’exception et l'ultra luxe : îles privées, châteaux, vignobles ou hôtels à plusieurs millions d’euros.
Mais derrière ces ventes hors normes, il y a surtout une histoire personnelle forte. Un parcours qui l'a mené à developper les qualités nécessaires pour ce métier d'exeption.
Grégory revient sur son parcours : son enfance, les moments qui l’ont marqué, le sentiment de rejet qu’il a pu ressentir plus jeune et la manière dont ces expériences ont façonné sa sensibilité, sa vision des relations humaines et sa façon d’entreprendre.
Nous parlons aussi de :
comment notre histoire influence profondément nos choix professionnels
l’importance du lien humain dans le business
les coulisses de l’immobilier ultra-luxe off-market
pourquoi certains biens ne sont jamais mis en ligne
la création d’un écosystème relationnel autour du luxe
et comment mieux se connaître peut transformer sa manière de travailler
Gregory évoque le divorce de ses parents et des déménagements qui l'on marqués et comment il s'est mis à méditer plusieurs heures par jours pour trouver un équilibre dans les moments les plus difficiles de sa vie.
Encore une fois c'est une conversation à la croisée de l’introspection, de l’entrepreneuriat et de l’immobilier d’exception.
Si cet épisode te parle, pense à t’abonner pour découvrir d’autres parcours d’entrepreneurs et comprendre comment leur histoire les a amenés à devenir qui ils sont aujourd’hui ❤️
👤 À propos de moi
Je m’appelle Jérémy Guillaume et je crois profondément qu'un changement durable n’est possible que dans l’amour de ce que tu es et de ce que tu as été.
Et c'est exactement pour ça que j'aide les entrepreneurs à se reconnecter à leur cœur et à leur singularité en identifiant clairement leurs valeurs et leurs blessures dans le but de se créer un business parfaitement aligné.
On bosses sur la stratégie, sur l'acquisition, la conversion, la délivrabilité, le marketing, la communication, mais toujours avec une approche basée sur la rechercher des causes plus profondes des blocages existants.
Si t'es pas prêt à une introspection profonde, ce n'est clairement pas pour toi.
Viens échanger sur https://www.instagram.com/jeremyguillaume/ et direction www.jeremyguillaume.fr pour bosser ensemble.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le texte complet de cet épisode, reformaté
Introduction : L'immobilier de prestige et la quête de soi
Jérémy : Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je suis avec Grégory Morand. On va parler d'immobilier : Grégory est agent immobilier, et son parcours a pas mal évolué ces dernières années. On se connaît grâce à nos femmes respectives. On va voir comment il a réussi à évoluer personnellement dans son métier, mais aussi comment son métier a été impacté directement par son histoire, son vécu, et tout un tas de choses autour de ça.
Qu'est-ce qui rend Grégory Morand unique ?
Jérémy : Bonjour Grégory. Pour commencer, j'ai une première question : qu'est-ce qui, selon toi, te rend unique ?
Grégory : Je dirais que, à force, j'ai une bonne compréhension de comment je fonctionne. J'ai fait pas mal de coaching, notamment avec ta femme, et ça m'a permis de comprendre certains schémas dans les relations avec les autres, et dans mon fonctionnement général. Et puis de m'écouter aussi. Quand je vois que je procrastine énormément quelque chose, je me dis qu'il y a peut-être quelque chose à comprendre derrière. Ou parfois je sens que ce n'est pas le moment : j'ai conscience qu'il faut que je le fasse, mais pas maintenant. Là je m'écoute, je le garde en tête, et je le ferai plus tard.
À force, j'ai une bonne compréhension de comment je fonctionne.
L'importance de l'accompagnement et du coaching
Jérémy : Qu'est-ce qui t'a poussé à te dire « j'ai besoin d'accompagnement » ?
Grégory : L'idée, c'était de ne pas reproduire certains schémas, de mieux comprendre, de traverser des moments un petit peu difficiles où je sentais que j'avais des difficultés à passer certains caps.
Jérémy : Je te pose la question parce que je trouve qu'il y a toujours un avant-après un accompagnement, que ce soit en psychologie, en thérapie ou en coaching. J'ai le sentiment qu'il y a une étape dans la vie où on se dit — c'est une forme de lâcher-prise, je ne sais pas comment le qualifier — « là, je ne peux plus y arriver tout seul, j'ai besoin d'une aide extérieure ». En tout cas, pour moi personnellement et pour les personnes que j'ai accompagnées, c'est souvent ça qui marque le déclic. Tu parlais en intro d'apprendre à te connaître, de connexion à toi, de connexion aux autres. Je trouve qu'il y a un vrai truc d'accepter d'être encore plus en lien avec soi et avec les autres derrière le fait de se faire accompagner.
Comprendre son histoire familiale pour évoluer
Grégory : Au moment où tu me poses la question, j'y repense : mon premier accompagnement, je l'ai fait relativement tôt, je devais avoir une vingtaine d'années. J'étais à la fac et j'avais été voir un psychologue pour comprendre comment ça avait fonctionné dans ma famille, et ma relation avec mon père — on en parlait juste avant de commencer.
Jérémy : C'est toujours un sujet, ça.
Grégory : Il y a eu cette période où je m'étais dit « il faut tuer le père », entre guillemets. Et maintenant, je l'ai vraiment ressuscité, si je puis dire. Ça m'a permis de comprendre comment lui avait fonctionné, comment il avait fait ce qu'il pouvait avec les outils qu'il avait. Et grâce à ce qu'il ne m'a pas donné, j'ai développé tous mes super pouvoirs et mes zones de génie. Je dirais même que c'est parce qu'il ne m'a pas donné ces choses-là que je les ai développées.
Ça m'a autant été utile, ce que je n'ai pas eu, que ce que j'ai eu.
Jérémy : Je sais qu'à un moment, tu as suivi une formation avec David Laroche. Et David Laroche prend beaucoup à John Demartini. La philosophie de Demartini en coaching, c'est exactement ça — et c'est celle que j'utilise : on a juste des perceptions déséquilibrées de ce qu'on a vécu. On voit soit trop de choses positives à nos yeux, soit trop de négatives, et l'enjeu, c'est de rééquilibrer ça. C'est exactement ce que tu dis sur ton papa.
Présentation : Agent immobilier spécialisé dans l'exception
Jérémy : Je ne t'ai pas demandé ce que tu faisais dans la vie aujourd'hui. Est-ce que tu peux te présenter, pour mettre un peu de cadre autour de ton quotidien ?
Grégory : Si je devais me définir, la base, c'est que je suis agent immobilier sur les biens d'exception. C'est un virage que j'ai fait il y a deux ans, deux ans et demi maintenant. Quand je dis « biens d'exception », c'est une île en Polynésie à vendre à 15 millions, des châteaux, des hôtels, des vignobles.
Et l'idée, c'est de faire différent. Parce que si tu arrives sur un marché où il y a déjà des gens en place, on ne t'a pas attendu. Pas pour faire la différence à tout prix, mais parce que ce que je suis en train de mettre en place, c'est un véritable écosystème autour de l'immobilier de prestige, en off market.
Le concept du « Off Market » et de l'exclusivité
Grégory : Le off market, c'est plutôt le hors-ligne : on ne met pas ce type de biens sur Internet, dans ma conception des choses.
Jérémy : Est-ce qu'il y a un enjeu du fait qu'il ne faut pas que ça se sache ?
Grégory : Il y a ça, et aussi quelque chose de plus exclusif. Je ne dis pas que l'autre modèle ne marche pas — il y a une belle émission sur Netflix avec une grande famille qui fait ça très bien. Mais au fond de moi, ce sont les clients qui m'ont amené là. Ils voulaient un caractère exclusif : en tant qu'acquéreur, savoir que tout le monde n'a pas déjà vu sur Internet le bien que je vais acheter.
Et puis ce sont des biens qui peuvent avoir des difficultés à se vendre, parce qu'il faut trouver le bon acquéreur, et donc ça met du temps. Sur un bien classique, une maison entre 200 et 400 000 euros, tu peux facilement mettre trois ou quatre mois, parfois plus quand le marché est difficile. Là, j'ai des biens que j'ai à la vente depuis deux ans. Donc si l'acquéreur potentiel, celui qui serait enfin le bon au bout de deux ans, voit que le bien est en ligne depuis deux ans, il va se dire que ce n'était pas le bon prix. Alors que non : c'est peut-être la manière dont ça a été commercialisé jusqu'à présent qui n'a pas permis d'arriver jusqu'à lui.
Créer un écosystème autour de l'immobilier de luxe
Jérémy : C'est intéressant, parce qu'il y a un vrai choix de positionnement. Tu peux avoir des agents immobiliers dans le luxe qui sont beaucoup sur les réseaux sociaux, par exemple. Toi, le positionnement — et je pense qu'on va le voir après par rapport à ton histoire — c'est ce truc un peu intime, pas secret parce qu'il faut bien que ça se sache, mais en tout cas pas montré au grand jour. Et j'ai l'impression, par rapport à ce qu'on se disait avant, que ça vient nourrir ton besoin de créer des liens avec une certaine forme d'intimité, d'être vraiment dans la relation à l'autre.
Grégory : Oui, vraiment. Ça ne veut pas dire pas de communication, parce qu'il faut bien que l'acquéreur puisse avoir l'information.
Les coulisses de la vente d'une île en Polynésie
Grégory : Quand j'ai eu mon premier bien, la fameuse île en Polynésie, le client me dit : « Je ne voudrais pas que ce soit en ligne, mais que vous ayez des acquéreurs potentiels. » J'étais animateur d'un réseau d'affaires à ce moment-là, et quelqu'un me dit : « J'ai un ami qui ouvre une agence dans le terminal affaires de l'aéroport de Nice. »
C'est le deuxième aéroport le plus fréquenté par les jets en Europe, le premier étant le Bourget à Paris. L'intérêt exclusif, c'est que si tu n'as pas de jet privé, tu ne peux pas passer dans ce couloir de 80 mètres de long et d'une quarantaine de mètres de large, où il y a des stands : une bijouterie, une galerie d'art, de quoi acheter un jet si tu en as envie, avec des visites virtuelles de jets privés.
Jérémy : Ça va bien : acheter ton jet pour aller sur ton île, ça marche bien. Et il y a un aéroport à côté.
Grégory : Il y a 39 000 vols de jets par an sur Nice ; le Bourget, c'est 60 et quelques mille. Et pour accéder à Monaco en jet, tu es obligé de t'arrêter à Nice. Après, il y a des aérodromes ou des petits aéroports, notamment sur Cannes, à côté de Saint-Tropez aussi, mais Nice a vraiment ce côté hyper business pour accéder à Monaco et à toute la Côte d'Azur.
Jérémy : Donc tu passes par ce biais-là pour l'île.
Grégory : Voilà, et après ça a permis de rentrer d'autres biens. La difficulté, dans ce type de marché, c'est d'arriver à faire une visite. Quand tu as de l'argent, tu as moins de temps à perdre à aller visiter des biens. Le challenge, c'est de les faire venir jusque-là.
Organiser des événements de prestige (Porsche, Art, Luxe)
Grégory : Et c'est là qu'est venue l'idée de l'écosystème, avec les événements. J'ai fait des événements dans des biens que j'avais à la vente, avec des personnes choisies. L'idée d'un club d'affaires autour des activités du luxe, où même si chacun amène un ou deux clients, ça permet de créer quelque chose.
Dans ces événements, j'ai fait intervenir des artistes, des peintres en l'occurrence. On a eu une galerie d'art qui est venue exposer des œuvres. L'idée, c'était de trouver plusieurs prétextes possibles pour intéresser ces gens-là à venir. Il y avait des véhicules de prestige : j'en ai fait deux avec Porsche, avec Devinci Automobiles — des voitures qui ressemblent à celles des années 30, du siècle dernier, mais qui sont électriques et fabriquées à Toulouse. Et on en a fait un avec Range Rover aussi. L'idée était de mutualiser les marques et les occasions pour que ces gens viennent découvrir, lors d'un événement, un lieu qui était à la vente.
J'ai fait deux événements sur Gordes, un sur Saint-Tropez dans une villa que j'avais à vendre, et après dans un château du côté d'Uzès.
L'impact de l'enfance et des déménagements sur son parcours
Jérémy : L'idée, c'est de revenir un peu dans ton enfance pour comprendre tes origines. Comment tu étais, enfant ?
Grégory : Plutôt sage. J'ai eu une éducation somme toute classique, mais où il faut que tu sois gentil, que tu ne fasses pas trop de vagues. J'avoue que je n'ai pas trop fait de vagues, au moins jusqu'à l'adolescence.
Je suis né en Normandie, mais on est venus sur Avignon quand j'avais 5 ans. Parmi les multiples raisons, il y avait notre santé. Après, je pense que pour mes parents, c'était aussi l'occasion d'un renouveau : quitter la Normandie, où ils avaient toujours vécu, pour aller dans le sud de la France. Moi j'avais 5 ans, ma sœur 9. C'est aussi perdre tous ses repères. Ma femme, aujourd'hui, elle n'est pas prête de partir aussi loin — pas en Normandie, ça c'est sûr, mais partir dans un pays étranger, avec tout le relationnel amical, le professionnel, tout ça.
Jérémy : Tu penses que c'est ça qui a fait que tu as eu ce truc de l'importance de créer du lien ? Parce que 5 ans, c'est une période où on se construit en tant qu'enfant. Ma fille a eu 5 ans il y a quelques jours, c'était son premier anniversaire avec ses copines, elle était trop heureuse. Si d'un coup on lui disait qu'on déménage, ça pourrait être un peu violent pour elle, de se dire « je perds le lien, mes copines ».
Et moi, j'ai une conviction profonde : enfant, dès qu'il nous manque quelque chose, on va essayer de le construire ou de le réparer d'une manière ou d'une autre. C'est ce qu'on qualifie parfois de blessures. La blessure, c'est « j'ai eu un manque parce que j'ai perdu mes copains ». Et en opposition, ça crée ton système de valeurs et ta singularité : je développe une faculté à créer du lien parce que ce truc-là m'a manqué. Donc on n'a pas qu'une blessure, on en a plein — et du coup on a plein de singularités.
Enfant, dès qu'il nous manque quelque chose, on va essayer de le construire ou de le réparer d'une manière ou d'une autre.
Grégory : Tout à fait, et ça me permet de le voir. J'ai toujours eu des amitiés très fortes. Au primaire, au collège, même au lycée : pas en mode « j'en ai 50 », mais une, deux, maximum. Mais c'était vraiment très, très fort.
Jérémy : C'est intéressant, parce que c'est ce que tu essaies de créer aujourd'hui avec l'immobilier.
Pourquoi choisir l'immobilier à plus de 5 millions d'euros ?
Jérémy : Tu ne parles pas d'immobilier de luxe. C'est parce que le terme ne te parle pas ?
Grégory : Là, je suis en train de voir pour m'adosser à un réseau, et on serait même sur l'hyperluxe. L'idée, c'est que je puisse faire accompagner par un intermédiaire de ce réseau les biens moins chers, mais qu'il y ait quelqu'un pour les accompagner. Dans ce que je me suis lancé, ce sont les biens au-delà de 5 millions. Ça fait un tri : sur le Vaucluse, la dernière fois que j'ai regardé, il n'y a qu'une quarantaine de biens à plus de 5 millions à la vente en ligne. Sur les Alpes-Maritimes, il y en a 2 200. Après, je ne dis pas qu'il n'y a pas des biens de luxe entre 1 et 5 millions. Si on considère que le luxe commence déjà à 800 000 euros, il y a des régions où tu as des biens vraiment magnifiques.
Jérémy : Et qu'est-ce qui te pousse à choisir ce type de biens à plus de 5 millions ? C'est quoi, derrière : le challenge, la volonté ? Pourquoi tu ne te dis pas « des biens à 1 million, c'est déjà chouette, je me concentre là-dessus » ?
Grégory : Le côté off market, c'est vraiment le lien que j'allais créer avec le vendeur, ensuite avec l'acquéreur, puis entre l'acquéreur et le bien, et potentiellement entre l'acquéreur et le vendeur. Dans ce métier, il faut arriver à trouver les biens, ce qui n'est pas toujours évident. Il y a des agents qui sont plus forts pour trouver les biens et créer du lien avec les vendeurs, d'autres avec les acquéreurs. Moi, je dirais que c'est un mix des deux, même si pour l'instant j'ai plus de clients vendeurs que de clients acquéreurs.
Jérémy : C'est un bon problème, non ? Ça veut dire qu'il y a pas mal de biens à disposition.
Grégory : C'est quand même un problème. Parce que si tu as un portefeuille de biens et que tu n'arrives pas à les sortir, faute d'avoir l'acquéreur qu'il faut pour chaque bien, ça te confronte à trouver les bons confrères avec qui travailler, et ensuite à présenter le bien de telle manière que le bon confrère le présente à son propre client.
Surmonter les traumatismes et développer sa sensibilité
Jérémy : Dans ton enfance, il y a ce déménagement à 5 ans, probablement un moment fort. Est-ce qu'il y a d'autres événements plus tard, dans l'enfance ou l'adolescence, qui t'ont marqué ?
Grégory : J'ai un autre déménagement à 16 ans, quand mes parents divorcent et que ma mère part sur Béziers. Et vers 6-7 ans — j'y ai repensé il n'y a pas très longtemps — un petit trauma, des images que je n'aurais pas dû voir. Au départ, je l'ai vu comme quelque chose de vraiment négatif : traumatisé par un film pour adultes, vu trop tôt. On se retrouve à être plusieurs à voir ce film-là, d'ailleurs. Je ne sais pas ce que les autres ont vécu comme traumatisme.
Jérémy : Les voisins ne sont plus voisins.
Grégory : Voilà. Et du coup, de voir le rôle masculin comme quelque chose de pas forcément hyper respectueux de la femme, pas hyper positif. C'est comme ça que je l'ai perçu à ce moment-là, parce qu'à 6-7 ans, je n'étais pas prêt. Ce n'est pas dans la norme des choses. À l'adolescence, à la limite, mais à cet âge-là, ça peut être traumatisant.
Et je pense que c'est aussi à ce moment-là que ça a vraiment développé ma part féminine. On en parlait un peu avant le podcast : elle était nécessaire à développer pour avoir cette écoute, pour être dans le respect de la différence des autres — parce que ma différence à moi n'a pas été bien respectée, pour le coup. Et pour avoir cette résilience de me dire : les gens peuvent avoir un avis sur toi, mais qui n'est pas forcément le bon ; il faut vraiment s'écouter soi.
Toute cette partie-là, je ne l'aurais certainement pas développée si je n'avais pas eu ce trauma. Donc je dis merci, carrément, à ce trauma.
Après, le deuxième déménagement, celui de 16 ans, ça a pointé du doigt le conflit père-fils.
Équilibre masculin-féminin dans le business
Jérémy : Quand on préparait l'épisode, tu me disais que tu avais eu ce dilemme : accepter cette part féminine, puis la phase de ne pas la réprimer. C'est la philosophie du yin et du yang, on la retrouve dans plein de cultures. Parfois, on peut avoir tendance à se dire « j'ai une part féminine importante, donc il faut que je la réprime et que je reprenne ma part masculine ». Toi, tu as eu cette posture de dire : je veux rééquilibrer les deux et faire grossir la part masculine. J'aimerais bien qu'on en discute, parce que ce ne sont pas des sujets beaucoup abordés par des hommes. Donc merci d'en parler. Comment tu as pris conscience de cette part féminine ?
Grégory : Cette part féminine, elle se manifestait quand j'étais jeune par le fait d'être relativement maniéré. C'était assez violent, parce que les enfants ne sont pas ce qu'il y a de plus gentil. Plutôt que d'accepter ce qui pouvait être différent, c'était vraiment pointé du doigt.
Ce qui ne m'a pas empêché, à partir du collège, d'être vraiment avec des potes, avec des amis hommes et pas seulement des amies filles. Je ne dis pas que je n'avais pas d'amies filles, mais je n'étais pas exclusivement avec des filles — à tel point que pour aller au collège, j'ai suivi des amis garçons qui voulaient aller dans un collège privé.
Et le moment où ce côté un peu maniéré est arrivé, quand j'y repense, c'est à peut-être trois semaines près celui du film. Après le déménagement de 16 ans, en effet, j'avais déjà moins ce côté féminin aussi présent.
Jérémy : Tu penses que ce film et ce côté maniéré… J'ai l'impression que tu as appris ce truc de « ouh là, je suis choqué de la posture de l'homme et de la femme l'un vis-à-vis de l'autre ». Forcément, ça vient travailler des notions identitaires, le rôle de l'homme. En mode : c'est mal d'être un homme.
Grégory : Oui, c'est ça, en fait. C'est comme ça que je l'ai perçu, à cet âge-là.
L'immobilier comme moyen d'aider les autres
Jérémy : Qu'est-ce que ça t'a permis de créer aujourd'hui ? Le lien, je le comprends très bien avec le premier déménagement à 5 ans. Et là, je me dis : ce côté exclusif, ce côté prendre soin des autres, créer des événements autour de l'immobilier… C'est un truc qui t'anime. Si tu ne faisais pas d'immobilier, tu créerais des événements sur autre chose.
Grégory : Oui, je pense.
Jérémy : Il y a ce truc de faire en sorte que les gens se sentent bien, se sentent à leur place. Est-ce qu'il y a un lien avec ça aussi ?
Grégory : C'est possible. Dans tous les cas, ça a développé ce côté peut-être un peu maternant. Il y a eu une période où je me suis dit : « Tiens, je suis resté plus enfant que forcément dans le côté féminin. » Mais je pense que c'était un peu les deux. Et surtout, ça a développé le côté aide. L'immobilier, c'est quelque chose qui m'a parlé dans le sens où je venais aider des gens avec une problématique : ils doivent partir de là où ils sont pour X ou Y raison, il faut qu'on les aide. Et je pense que c'est vraiment ce côté féminin qui donne toute la perception de ce qui n'est pas forcément évoqué.
Jérémy : Une sensibilité, ou une hypersensibilité peut-être.
Grégory : Oui, de dire au fond de moi : je comprends en quoi je vais vraiment pouvoir les aider. Et de pouvoir l'évoquer subtilement, comme le ferait une femme — parce que moi, j'ai bien récupéré mon côté bourrin maintenant, ma femme pourrait te le dire. D'arriver avec les clients à leur dire : « Écoutez, j'ai bien compris, on est d'accord, c'est bien ça le sujet. »
J'ai le cas d'un client de 82 ans qui veut vendre son vignoble à un montant important. Il n'a qu'une fille, mais elle ne veut pas reprendre le domaine, et elle n'a pas d'enfant. Il y a vraiment cette idée de transmission, de s'en occuper avant que ce soit sa fille qui ait à le faire — parce que dans tous les cas, ce serait une charge pour elle : il y a des salariés, c'est un gros domaine viticole, bien connu. Lui, il a vraiment cette problématique de savoir qui va pouvoir faire perdurer le domaine, qui existe depuis 1700 et des patates.
Intégrer la part masculine : le rôle de la paternité et de la méditation
Jérémy : Comment tu as réintégré cette part masculine ? Ce que j'entends, c'est que c'est génial : un événement traumatique, on pourrait se raconter toute sa vie l'histoire « j'ai été traumatisé par ça ». Toi, tu as cette conscience que ça t'a créé une sensibilité que tu n'aurais peut-être pas eue sans ça, et qui est une vraie force aujourd'hui. Comment tu arrives à avoir cet équilibre ? Parce que pour moi, on ne perd pas ce qu'on est : ta sensibilité, même si elle s'exprime un peu moins, tu l'as quand même en toi.
Grégory : Il y a des choses qui se sont faites naturellement. Le fait d'être papa trois fois, c'est beaucoup. Et sur le fait d'être parent, il y a eu une vraie résilience pour nous, parce que ça n'a pas été simple.
Après, j'ai fait un accompagnement avec quelqu'un, avec beaucoup de travail de méditation, qui m'a permis d'équilibrer tout ça, d'être en conscience : « Tiens, là, dans ce moment-là avec mon client, j'ai besoin de la sensibilité. » Et là, c'est le moment où il faut se manifester, dire : « Bon, écoutez, c'est bon, je vous ai bien compris, maintenant on y va, il faut accepter cette offre. » C'est d'arriver à vraiment être les deux, et à choisir au moment où c'est le plus utile.
C'est d'arriver à vraiment être les deux, et à choisir au moment où c'est le plus utile.
Le côté féminin, pour le manifester, c'est hyper compliqué, surtout dans le cadre de relations professionnelles. C'est bien d'avoir cette lecture, cette compréhension du client. Mais au moment où il faut dire « écoutez, maintenant, vous avez besoin d'être cadré, parce que sinon vous ne passeriez pas par un agent », il faut se montrer un peu plus : « Je suis là. »
Gérer une équipe de 14 personnes et apprendre à dire « non »
Jérémy : Tu as une équipe aujourd'hui, ou tu es en solo ?
Grégory : Maintenant, je suis en solo. J'ai eu jusqu'à 14 personnes avec moi. C'est le moment où j'ai fait l'école de coaching de David Laroche. L'idée du coaching, c'était vraiment de continuer à aider les gens, donc à aider mon équipe.
Jérémy : Ce que j'adore, c'est ça : se rendre compte que tout ce qu'on fait, la plupart du temps, est lié à ce qu'on valorise dans la vie. Certains parlent de valeurs hautes. On voit que le lien, l'aide aux autres, ça a une emprise très forte dans tout ce que tu fais. Donc ton but avec cette équipe de 14, c'était de les fédérer ?
Grégory : De les amener vers l'excellence en les coachant. Sauf que ça a plutôt eu l'effet d'une délégation inversée : en plus d'avoir mes propres problèmes à gérer, j'avais tous les leurs, parce qu'ils profitaient du coaching.
Jérémy : J'allais te poser la question : est-ce que c'était bénéfique ?
Grégory : C'était bénéfique pour avoir un trop-plein et me dire : « Écoute, ce n'est pas fait pour moi. » Ça ne m'a pas fait un burn-out, mais ça m'a montré que ce n'était pas ça que je voulais, ni avec ce type de personnes que je voulais collaborer. Je veux vraiment des gens qui soient moteurs sur d'autres domaines que moi — et c'est ce qui se passe dans l'écosystème que je crée aujourd'hui. Parce que quand tu es le patron, c'est toujours facile de te dire « oui, votre idée est super, c'est génial ». Alors qu'en fait, si j'avais une idée de merde, tu ne me le dirais pas non plus. Les rapports étaient un peu biaisés : même s'ils étaient indépendants, ils attendaient tellement. Ils étaient là : « Trouve-moi la solution qui va faire que je vais réussir à gagner ma vie. »
Et au départ, quand j'ai voulu basculer, j'ai dit : « Écoutez, pour ceux qui veulent, vous pourrez basculer avec moi dans l'hyperluxe. » Forcément, tout le monde a dit oui. Par volonté et par gentillesse, j'ai dit oui. Et puis après, je me suis dit : « Non, finalement, ce n'est pas possible. Dans quoi je me suis embarqué ? »
Par gentillesse et par nature de ce que j'ai été, je vais facilement dire oui, en pensant aux autres pour qu'ils soient bien. Et puis après, je me dis : dans quelle galère je me suis mis.
Donc beaucoup d'apprentissages entre 2024 et 2025. Je n'ai jamais eu des années aussi challengeantes.
La méditation comme guide dans les décisions difficiles
Jérémy : Tu disais que tu avais été accompagné sur la méditation. C'est grâce à elle que tu as réussi à peser le pour et le contre ? Le challenge, c'était par rapport à quoi, et comment tu l'as surmonté ?
Grégory : Le challenge, c'était de dire stop, de dire non. Et j'avoue que la méditation m'a permis de me sentir vraiment guidé, si je puis dire. Que ça vienne de l'intérieur de moi : « Non, là, c'est plus… Si c'est aussi dur, ce n'est pas bon. » Sinon, ça se ferait tout doucement, ce serait fluide. Tu pourrais dire aux gens : « Écoute, attends, j'ai une autre idée, je pourrais collaborer avec toi différemment. » Et ça pourrait se faire, parce que tu es avec la personne avec qui ça matche bien.
Si c'est aussi dur, ce n'est pas bon. Sinon, ça se ferait tout doucement.
Et on en parlait tout à l'heure sur la numérologie : ça m'a aussi fait voir que j'avais des cycles, et que pour certains, j'étais en train de les terminer. Que pour certaines personnes, c'était un chemin de vie qui s'écartait du mien. Ça a été douloureux, parce qu'avec une collaboratrice notamment, on était très, très proches. Et les choses de la vie ont fait qu'on s'est écartés. C'est ça qui était dur : pour elle comme pour moi, ce n'était pas juste. C'est parfois difficile de se dire que la vie nous écarte. Mais il n'y a pas de bon ou de mauvais là-dedans. Au tout début, tu te dis « elle exagère », et puis finalement, non : elle n'exagérait pas, dans son point de vue à elle.
D'ailleurs, je réutilise souvent un exercice qu'Elodie m'avait montré, sur les points de vue : on regarde la même chose et on demande à chacun « qu'est-ce que tu vois ? ». Pour ma main, toi tu vois les phalanges, moi je vois l'intérieur, la paume. Et on a tous les deux raison. Dans ce genre de situation, je me dis : on a tous les deux raison, et ce qu'il faut, c'est arriver à couper le plus vite possible, pour que ce soit le moins longtemps douloureux possible.
Jérémy : C'est intéressant, parce que cette notion de lien, qui est très forte pour toi… Je ne veux pas nourrir le fantasme du « trouve tes valeurs, ta singularité, et tout est plus simple ». Les choses sont relativement plus simples, mais quand tu es confronté à une douleur, le lien en l'occurrence… Le lien, c'est génial, tu peux créer des super liens. Mais couper un lien, c'est dur aussi.
Utiliser les outils de coaching au quotidien (Triangle de Karpman)
Jérémy : Aujourd'hui, comment tu utilises le coaching ? Est-ce que c'est de l'auto-coaching, est-ce que tu l'utilises avec tes clients, dans ton relationnel ?
Grégory : J'utilise plus le coaching que j'ai fait avec Elodie, par exemple. Je n'ai pas encore vraiment repris les outils de David, qui étaient peut-être moins simples, ou en tout cas qui me parlaient moins. Mais le triangle de Karpman, dont on avait parlé avec Elodie, je le vois bien. Et maintenant, j'arrive à le transmettre à des personnes avec qui potentiellement j'étais dedans : « Tiens, regarde, j'ai observé ça », de manière à ne pas reproduire les schémas. Parce que j'ai aussi intégré l'état dans lequel je pouvais être quand j'avais besoin d'être sauvé. Et maintenant, je demande de l'aide, pas d'être sauvé.
Maintenant, je demande de l'aide, et pas d'être sauvé.
J'ai eu le cas il n'y a pas très longtemps, avec une dame formidable. Je me suis rendu compte que je lui avais demandé de me sauver. Et elle s'est dit : « Tiens, mais si je le sauve, lui aussi va pouvoir me sauver. » Ce qui est bien, c'est que j'ai mis fin au lien rapidement, en me disant que ce n'était juste ni pour l'un ni pour l'autre de commencer notre relation comme ça.
Jérémy : C'est beau d'arriver à dire ça, parce que ce n'est pas évident. Tu perçois que ce n'est pas juste, mais tu peux te dire « je n'ose pas le dire, l'autre va peut-être mal le prendre ».
Grégory : Elle l'a mal pris.
Jérémy : Mais justement, c'est beau d'arriver à te dire : je suis détaché, c'est juste pour moi, donc je me respecte aussi.
Grégory : Tout à fait. Concrètement, c'était une voyante, pour qu'on travaille sur les énergies, sur les biens. L'idée était très bonne, mais c'était le mode de rémunération qui ne me semblait pas juste : elle voulait un pourcentage sur ma rémunération. Quand j'en ai parlé avec la personne qui m'accompagne sur les méditations, ce qui est ressorti, c'est qu'il peut être juste de dire « elle prend un risque, parce que je n'avais pas forcément de quoi la payer » — donc « quand tu feras ta vente, je serai payée peut-être dix fois plus que d'habitude » — mais pas un pourcentage du prix de mes honoraires.
Parce que c'était aussi lui donner le pouvoir que j'avais, moi. Comme si elle était toute magicienne, et que moi, finalement, je n'étais que le petit pantin : ce serait grâce à elle si ça se vend ou pas. Pour remettre un peu de justesse là-dedans, j'ai fini par lui réécrire pour lui dire : « Écoute, je suis désolé, parce que c'est moi qui suis venu dans cette démarche-là. Mais sache que ça m'a appris comment j'étais dans mon corps quand je suis dans cette détresse-là. »
J'étais vraiment dans l'idée que j'avais un blocage en moi, et que c'était ma faute. Donc s'il y avait quelqu'un qui pouvait m'aider en me disant « attends, il faut que tu appréhendes le client comme ça », ou « je vais faire un nettoyage énergétique et c'est bon, ça va se faire »… Je ne dis pas que ça n'a pas fait bouger des choses, mais ça n'a pas conclu. Et à ce moment-là, je vais conclure un dossier sur un hôtel, mais ce n'est pas lié à elle : elle n'a pas travaillé dessus, d'ailleurs.
Maintenant, je suis plutôt en train de récupérer le pouvoir que j'avais sur les biens et sur la manière dont je les travaille. Il m'arrive de méditer sur les biens, pour me demander ce qui me vient sur ce bien-là, pour arriver à travailler différemment.
Spiritualité et business : méditation et numérologie
Jérémy : Ça m'intéresse qu'on passe un peu de temps sur comment tu es venu à ces pratiques : numérologie, méditation, nettoyage énergétique, spiritualité. Tu m'as dit que tu avais écouté l'épisode qu'on avait fait avec Camille sur l'human design. Est-ce que tu as toujours été connecté à ça, ou est-ce que c'est venu ? Je trouve beau que tu en parles aussi ouvertement.
Grégory : La première fois où j'ai médité, c'était avec un client, le fameux propriétaire de l'île en Polynésie. Il me propose qu'on fasse une séance de méditation, parce qu'on avait déjà des échanges assez profonds — mon père est toujours dans la superficialité, moi j'aime bien aller en profondeur. Et lors de cette première méditation, je vois des choses qui me paraissent dingues.
Pour resituer, ce début, c'est l'été 2023. Donc ça fait longtemps que je fais de l'immobilier, mais sur le côté méditation et spiritualité, c'est récent : un an et demi, deux ans avant, j'avais lu un peu de choses, j'avais eu quelques petits points ponctuels, notamment avec ce client-là.
Et après, il y a la personne qui m'avait aidé à me mettre dans l'immobilier, un ami de ma sœur — ils se connaissaient à la fac de sport, ça fait 25 ans. On avait travaillé ensemble dans un réseau, c'est lui qui m'avait fait rentrer dans un réseau d'agences locales. Au moment de passer de l'immobilier traditionnel à l'immobilier de luxe, on se revoit, parce qu'il faisait partie de mon réseau d'affaires. Il me dit : « Est-ce qu'il y a quelqu'un qui va t'accompagner sur ce changement de monde ? » Franchement, non. Il me dit : « Si tu veux, je veux bien t'accompagner, je pense que tu as besoin de tout ça. » C'est avec Lionel qu'on a fait le plus gros du travail sur la partie méditation.
Les signes et les cycles en numérologie (Année 9)
Jérémy : Et la numérologie, c'est venu par curiosité ?
Grégory : Par curiosité et par coïncidence. Il y avait des chiffres qui revenaient. Quand je suis arrivé sur Cavaillon pour faire de l'immobilier traditionnel, je suis arrivé au 45 : ça fait 9. En plus, je suis né un 5-4, et Aurélie est née un 4-5. Quand j'ai déménagé pour aller dans l'agence suivante, c'était au 9, cours Bournissac. Et quand je suis parti, les locataires qui sont venus prendre ma place étaient auparavant dans le local où j'étais avant, c'est-à-dire au 45.
Jérémy : Ah oui, ils passaient au 9. C'est leur chemin.
Grégory : Voilà. Et je voyais le 11 aussi. Il y a quelqu'un qui me dit : « Tu es quel nombre en numérologie ? » Je ne savais pas. « Ah, tu es le nombre maître. » Très bien, et du coup, ça fait quoi ? Finalement, ce sont des grilles de lecture, et je me suis dit : « Ah oui, quand même, c'est hyper parlant. »
Ça m'a permis de voir sur mes enfants : le premier est numéro 1 en numérologie. Le deuxième, c'est l'artiste — lui, c'est un 8. Et la troisième, Anna : on avait vu une psy pour les enfants, elle a dit « ah, elle, c'est vraiment une numéro 1 » — et quand j'ai regardé, elle est numéro 1. Du coup, elle poussait vraiment Oscar, le numéro 2, dans sa position, parce qu'en fait elle aurait aimé être à la place de Hugo, le grand, tout en étant la troisième.
Et puis 2025, c'était une année 9, donc universelle, pour tout le monde : c'est une fin de cycle, parce que les cycles, c'est neuf ans. Et moi, je suis raccord sur le cycle universel. Donc c'était une année 9 pour moi et une année 9 pour tout le monde. Je l'ai vraiment senti.
Jérémy : C'est pour ça que c'était dur, très douloureux. Il y a des moments où tu t'es dit « je n'en peux plus, je vais tout arrêter » ?
Grégory : D'une certaine manière, je n'ai jamais eu ce côté « je vais tout arrêter ». C'est cette intuition que c'est là qu'il faut que j'aille. Mais ce qui a été hyper dur, ce sont toutes les fins de relations.
La gestion des fins de relations professionnelles
Grégory : Ma collaboratrice, la licencier, c'était vraiment très, très dur. Je pense que je ne m'y suis peut-être pas pris de la manière dont il fallait pour qu'elle soit bien — et pas de la meilleure manière non plus pour moi. J'aurais peut-être pu mieux vivre cette fin de relation. Parce que quand j'aime, j'aime fort, et je ne me mets pas de retenue. Mais quand je sens que cette relation n'est plus juste pour moi, là, je n'ai peut-être pas trouvé les bons mots pour le dire. Après, j'ai vu des signes qui me disaient qu'en fait, oui, il faut couper.
Jérémy : C'est parfois le revers de la médaille : quand tu donnes beaucoup dans tes relations parce que ça te nourrit et que c'est un peu ta nature, si tu n'as pas en face une personne qui a l'état de conscience de se dire « je vois de quoi je bénéficie, et c'est OK si je ne l'ai plus », c'est toujours violent. J'ai eu des projets à des époques avec des personnes où, à un moment, ça ne passe plus, et ce n'est pas OK pour l'autre parce qu'ils ne voient que le négatif — alors que pour moi, ce n'était plus juste. Et d'autres qui me disent : « C'est totalement OK, j'aurais aimé qu'on continue, mais je perçois ce qu'il y a derrière. » On est aussi dépendants des gens qui nous entourent.
Grégory : Je ne regrette pas tout ce qui s'est passé avec cette personne. On a eu une période où j'avais un lien très, très fort avec elle, pro et amical, et dans des méditations assez transcendantales, j'ai vraiment ressenti la présence de plusieurs personnes décédées, notamment de son père à elle. J'étais content d'avoir pu lui transmettre ce message, qui était hyper doux pour elle. Même si notre amitié est terminée, j'étais content d'avoir fait ça.
Jérémy : Il reste quelque chose. Après, c'est toujours pareil : les gens en font ce qu'ils en ont à faire.
Grégory : Tout à fait. Et puis moi aussi, pour couper le lien, je me suis peut-être créé l'histoire qu'il fallait pour que ça s'arrête, parce que ce n'était plus juste pour moi.
Routine de méditation : comment s'y mettre concrètement ?
Jérémy : J'ai l'impression que dans ta spiritualité, la méditation, c'est quelque chose de très fort. Je sais qu'à une époque, tu méditais plus d'une heure par jour, parfois beaucoup plus. Comment tu l'intègres à ton quotidien ?
Grégory : C'est venu progressivement, mais il y a eu des périodes où je méditais matin et soir. Le matin, je me levais une heure plus tôt — c'est ce que j'ai fait ce matin, d'ailleurs — avant que les enfants se lèvent, histoire que ce soit calme.
Jérémy : C'est ton moment.
Grégory : Oui. J'ai mon coussin, mon bol de méditation. Ces derniers temps, je l'ai moins fait assis, plus allongé dans le lit quand je n'arrivais pas à dormir. Je me disais : « OK, j'ai quelque chose à voir, je me réveille, ce n'est pas grave. » Avant, je n'avais jamais ça.
Et dans la numérologie, il y a les heures miroir : le 11h11, le 12h12. Pas seulement le 11h11 : si je me lève à 6 h du matin pour aller méditer et que je vois 6h06, je me dis « OK, c'est bon, je vais méditer ».
J'ai eu vraiment différentes phases. Ma méditation n'a pas progressé de façon rectiligne — je parle de progression dans ce que je vivais pendant les méditations, dans ce que je pouvais voir et ressentir. Il y a eu des méditations où j'ai vraiment ressenti l'appui de personnes qui n'étaient plus là. J'ai eu ma grand-mère paternelle. Mon grand-père paternel, je ne l'ai pas connu, parce que mon père a perdu le sien quand il avait 5 ans. C'est drôle : moi j'ai eu ma coupure à 5 ans, lui il a eu la sienne, différemment. Je viens de faire la corrélation, là, à l'instant. Je n'avais jamais réalisé que j'avais vécu la même chose que lui à 5 ans.
Ce n'était pas forcément évident, mais j'ai parlé à mon père du message que ses parents envoyaient pour lui. Mon père a eu un AVC il y a trois ans. Avant son AVC, je n'aurais jamais pu lui dire ça — je ne sais pas comment il l'aurait accueilli. Pour moi, c'est un miraculé : il avait 70 ou 71 ans, il en a 74 depuis quelques jours, et il n'a aucune séquelle alors qu'il avait du sang dans tout le cerveau. Je lui ai dit que ses parents l'aimaient beaucoup.
Jérémy : C'est énorme.
Grégory : Même quand ma grand-mère est décédée, mon père faisait des blagues. C'est de cette époque que datait ma visite chez le psy, quand j'étais à la fac : la théorie de la crypte, c'est quand, jeune, tu mets tous les sentiments très forts dans une crypte et qu'on n'y revient plus, parce que ça fait trop mal. Ma grand-mère est décédée il y a une quinzaine d'années, elle avait 95 ans ou quelque chose comme ça, de sa belle mort.
Jérémy : J'aime bien, comme terme.
Grégory : Naturellement, c'était la fin de sa vie. Et avant que je médite, c'était la seule que je voyais dans mes rêves, la seule que j'avais revue après.
Jérémy : Donc avant la méditation, tu avais déjà ce truc de messages ?
Grégory : Je l'ai compris après. Sur le coup, je ne le percevais pas comme ça. Par exemple, quand mon petit cousin est décédé d'un accident, je l'avais vu comme si ma grand-mère prenait soin de lui — alors que ce n'était pas sa grand-mère à lui. Comme s'ils étaient là tous les deux, ensemble, proches. Et lui, il est revenu quand j'ai fait la méditation transcendantale. Cette fois-là, mon petit cousin est venu, et j'avais eu sa mère au téléphone un ou deux jours avant. On a donc fait une méditation avec ma tante, ce qui était exceptionnel — pour elle aussi.
Je ne sais pas si elle écoutera, mais je m'autorise à le dire : elle a eu une expérience de mort imminente avant que son fils décède. Comme si, quand il est décédé, elle savait déjà où il allait aller, que c'était beau et rassurant. Et cette méditation qu'on a faite ensemble a permis de transformer quelque chose : elle voyait la mort comme quelque chose de sombre, alors que dans son expérience de mort imminente, c'était lumineux. La méditation a permis d'entendre : « Non, maman, je suis lumière, je suis dans la lumière. Sois rassurée. »
Jérémy : Concrètement, comment tu t'y mets pour méditer ? Je pose la question parce qu'il y a beaucoup de personnes qui ont beaucoup de mal, qui au bout de 5 minutes se disent « c'est bon, j'arrête ». Alors se dire « j'ai médité pendant plusieurs heures »…
Grégory : J'ai même fait deux jours complets cet été, c'était magique. Je me mets sur mon coussin, je visualise vraiment l'intérieur de mon corps, comme si j'allais observer la totalité de l'intérieur du corps. C'est avec Lionel que j'ai commencé à expérimenter ça — même si, avec mon client, ce n'était pas comme ça et j'avais bien réussi à méditer aussi.
Et dans les premières phases, quand tu as forcément des idées qui reviennent et que tu te dis « c'est bon, je n'arrive pas à méditer », il faut imaginer que, avec ton souffle, tu es le vent qui pousse les nuages : « Tiens, ça, c'est des nuages, ça s'en va. » Ce n'est pas grave. Parce que quand tu es vraiment dans la méditation, tu peux avoir des choses qui te viennent, mais là ce n'est pas ton mental : c'est ta conscience qui te dit « tiens, occupe-toi de ça ». Du coup, je prends parfois un carnet, même pendant la méditation. Sur les phases de départ, c'est un bon moyen de te décharger.
Ça change aussi selon le moment : le matin, ton esprit est moins chargé que le soir. Quand je médite le soir, c'est plutôt de la gratitude. Tout ce qui s'est passé dans la journée revient : « Ce n'est pas grave. Très bien. Merci pour ça. Merci pour l'apprentissage. C'était difficile, merci beaucoup. » Ce qui ne m'empêche pas parfois de me dire : « Ça y est, j'ai passé la gratitude, je peux passer à : qu'est-ce que j'ai envie ? »
Une fois que j'ai passé ce moment où je me suis focalisé sur la respiration ou sur les nuages, c'est comme si je faisais un zoom arrière sur moi-même, puis sur le monde, puis sur l'univers.
90 % de ce qui nous entoure est invisible. J'ai envie de me connecter à cet invisible.
Développer une confiance absolue en la vie
Jérémy : Ça a changé quoi, le fait de méditer, dans ta vie quotidienne ? J'ai l'impression qu'il y a beaucoup chez toi ce truc d'arriver à te dire « allez, ça va le faire ». Une forme de sérénité intérieure, une confiance extrême en la vie. Est-ce que c'est la méditation qui t'a amené à ça, ou est-ce que c'était déjà là ?
Grégory : Avec Aurélie, ma femme, on a toujours eu des choses qui ont fini par se résoudre. Quand j'ai eu ma première entreprise, que j'ai liquidée assez rapidement, le moment où il a fallu que je paye mes dettes est tombé sur une période où j'ai eu de très gros salaires. Donc j'ai pu payer sans problème. C'est en ça que j'ai vraiment développé cette confiance.
L'univers va t'amener ce dont tu auras besoin au moment où tu en auras besoin.
Comme si j'avais collecté pas mal de choses, les outils, les trucs. Et maintenant, je fais confiance en ce qui vient, parce que je me dis qu'il va se passer quelque chose. Il ne faut pas rester en mode « ça y est, ça va venir » : ça ne veut pas dire ne rien faire. Mais être en mode « j'ai envie de quelque chose », ce qui ne m'empêche pas d'avoir des objectifs, de me dire « tiens, ils sont alignés, tant mieux ». Et je ne sais pas comment, mais ça va se faire.
Jérémy : J'adore, parce que je pense que c'est un concept que certaines personnes ne comprennent pas : ce truc de « tout est juste ». On peut avoir des attentes, et l'enjeu, c'est de se dire : peut-être que si ça ne marche pas, je ne suis pas au bon endroit. D'essayer de lâcher un peu les attentes, parce que c'est là qu'on se met la pression, c'est là qu'on a un raisonnement plus pollué. Alors que ce que tu dis, c'est que quand tu es au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes, souvent les choses sont très fluides.
Je l'ai vu récemment. Je développe un programme d'auto-coaching pour les entrepreneurs — peut-être plus largement, je ne sais pas encore. C'est quelque chose que j'ai envie de faire depuis très longtemps et que je ne m'autorisais pas trop. Et là, j'ai lancé un atelier auto-coaching brunch dans une ville à côté de chez moi : en une semaine, ça s'est rempli. On n'a quasiment pas communiqué, juste en en parlant un peu. Pour moi, ce sont des signes. Parfois, j'ai eu une énergie dingue pendant des semaines sur des projets, et rien du tout. Et là, je fais le truc, ça m'inspire, je me dis « si ça ne marche pas, ce n'est pas grave, parce que j'ai envie de le faire et je trouverai un autre moyen », et bim, ça matche.
Grégory : Pleinement. Il y a des fois où j'ai envie de faire un événement : il y a des choses qui se font, tant mieux, et puis celles qui ne se font pas. Est-ce qu'il faut que je creuse plus ? Non, ça ne sert à rien : c'est envoyer de l'énergie dans quelque chose qui, de toute façon, ne va pas se faire. Avant, je n'étais pas comme ça, je suis Bélier, j'avais ce côté fonceur. Maintenant, si ça ne se fait pas, ce n'est pas grave, c'est que ça ne devait pas se faire. Peut-être que ça se fera plus tard, peut-être pas du tout.
J'aime bien cette idée de dire : j'ouvre des portes. Après, il y en a qui se referment, ce n'est pas grave. Mon rôle, c'est de ne pas laisser une porte fermée.
Être 100 % soi-même avec des clients fortunés
Jérémy : Comment tu es avec tes clients, notamment dans l'hyperluxe ? Je te pose la question parce qu'il y a beaucoup de personnes qui n'osent pas être elles-mêmes. Quand je t'ai demandé en off s'il y avait des sujets que tu ne voulais pas aborder, tu m'as dit qu'on pouvait aller partout. Est-ce que tu es comme ça avec eux ? Est-ce qu'il y a des choses que tu ne leur dis pas ?
Grégory : J'essaie vraiment d'être le plus transparent possible, en m'adaptant à eux : j'adapte ma transparence en fonction de ce que le client est prêt à recevoir. Mais par exemple, j'ai déjà proposé à des clients : « Est-ce que ça vous dérange si je fais un travail énergétique sur le bien ? » Même quand je vois qu'ils ne sont pas forcément là-dedans, je leur pose ce genre de questions.
Parce que je me dis que les gens qui ont beaucoup d'argent, sur la pyramide de Maslow, sont tout en haut. La seule chose qu'ils peuvent aller chercher encore plus, c'est justement la spiritualité, la conscience. Ça m'a permis de rencontrer beaucoup de clients qui étaient sensibles à ce genre de choses.
Il y a une artiste avec qui j'aime beaucoup échanger, Véronique, qui était présente sur plusieurs de mes événements. Avant ça, je n'étais pas du tout art abstrait, mais elle fait des œuvres qui me parlent, c'est de dingue. Je suis 100 % naturel avec elle. On échange sur nos chemins, qui sont proches dans d'autres domaines : « Là, c'est dur en ce moment. » « Là, c'est plus fluide. » Nous, on a créé ce lien-là. Et elle, elle a créé ce lien-là avec ses clients, qui sont potentiellement des clients pour moi aussi. Là, elle m'a recommandé auprès d'une dame qui a un manoir au-dessus de Londres à vendre : « Véronique m'a dit que c'était avec vous qu'il fallait que je voie. » J'avoue que je fais le monde entier.
D'ailleurs, quand on avait fait l'événement au château, Véronique m'a dit : « Je ne me sens pas bien ici. » On a fait faire un nettoyage énergétique par une amie de ma sœur, et la fois d'après, elle m'a dit : « C'est bon, je peux. » On avait dormi sur place, puisqu'il y avait 18 chambres, et comme on faisait deux jours d'événement, c'était plus pratique que de se taper une heure et demie de route matin et soir, surtout en rase campagne.
Ce travail-là, ce lien énergétique… J'ai déjà médité avec deux de mes clients. Donc c'est OK.
Jérémy : Tu as toujours été comme ça ?
Grégory : Non.
Jérémy : Je trouve que c'est beau, parce que plus on arrive à être soi-même avec les autres — et les autres, c'est tous les autres — plus c'est facile : on n'a pas à se prendre la tête sur comment je dois être ou ne pas être. Qu'est-ce qui a fait cette bascule ?
Grégory : Justement, peut-être la fin de ces relations qui n'étaient pas alignées avec ce que j'étais, moi, où il y avait un peu d'acceptation parce que j'étais le patron, mais pas au point de se dire « tiens, il est un peu à côté ».
Jérémy : Ça part du rejet aussi, peut-être ?
Grégory : Non, parce que le rejet, je pense que je l'ai eu quand j'étais jeune : « Ah oui, il est un peu machin. » Je l'ai vécu là. Et aujourd'hui, je me sens tellement mieux d'arriver à évoquer ce sujet, de dire aux gens que je médite beaucoup. Ça permet vite de cibler : quand tu dis aux gens que tu médites une heure par jour, ils comprennent que ce n'est pas juste se relaxer.
J'avais été voir aussi un temple bouddhiste, au-dessus de Clermont-l'Hérault je crois. Ça m'a tellement parlé, ce côté apaisant.
L'expérience des retraites méditatives en pleine nature
Jérémy : Tu n'as jamais eu envie de faire une retraite vipassana ?
Grégory : Une retraite méditative, oui, vraiment, ça me plairait. Même si j'étais tout seul quand je l'ai fait chez moi cet été : j'ai fait deux jours. Le matin, je méditais vraiment en mode continu — je m'arrêtais pour faire pipi. Et l'après-midi, j'étais seul dans la forêt à marcher, à voir ce qui vient. J'ai trouvé ça hyper ressourçant.
C'est en ça que ce n'est pas une ligne droite de progression, ce que tu vis dans les méditations. Il y a des moments où j'ai vécu des choses en me disant « c'est génial, je vois ça, est-ce qu'il y a un peu de médiumnité là-dedans ? », et puis finalement ça ne se passe pas, et tu te dis « bon, ce n'était pas ça ». Ça te met un peu au défi : je le notais sur mon carnet, et puis « ah non, bon, écoute, ce n'est pas grave ».
Par exemple, on avait une amie enceinte qui ne savait pas si c'était un garçon ou une fille. Ça m'est venu pendant ma retraite méditative, que j'ai faite un ou deux jours après : « Tiens, ça va être un garçon, et machin. » Je crois que je ne me suis pas trompé sur le sexe, mais sur le prénom, pas du tout.
Être le père qu'on choisit d'être (vs héritage familial)
Jérémy : J'aimerais qu'on revienne sur l'épisode avec ton père, pour continuer à faire ces liens. Tu me disais que c'était un peu conflictuel ? C'était toi qui avais un rejet de ce qu'il a été ou pas été ?
Grégory : Il y a eu une phase, au moment du divorce, où clairement je n'ai pas senti la volonté de mon père de me dire : « Tiens, oui, reste à la maison. » Alors que moi, j'en avais envie. J'avais 16 ans. En plus, je pense qu'ils avaient un peu laissé ça à ma sœur — en tout cas c'est comme ça que je l'ai ressenti : c'était elle qui devait dire « bon, toi tu vas avec maman, et moi je reste avec papa ».
Jérémy : Donc il y a eu aussi cette séparation entre ta sœur et toi. Ce n'est pas facile.
Grégory : Oui. Finalement, maintenant, c'était aussi pour mieux nous retrouver avec ma sœur. Et il y a eu cette phase où non seulement j'allais habiter avec ma mère à 200 kilomètres de là — donc tu quittes tous tes copains — mais aussi avec mon beau-père, que je ne connaissais pas. Et en pleine adolescence.
Après, ça a été un mal pour un bien : sans ça, je n'aurais jamais connu Aurélie, puisqu'on s'est connus à Béziers.
Jérémy : C'est ouf quand même : toute la vie que tu as aujourd'hui, avec tes enfants, ça ne se serait pas passé.
Grégory : Tout à fait. Donc merci le divorce de mes parents pour mon mariage.
Et puis ça m'a permis d'avoir d'autres pères : mon beau-père d'abord, et après des amis, le père d'Aurélie aussi. Ça m'a permis de collecter des pères. Pas de compenser, mais d'avoir des relations avec des figures paternelles que je n'aurais pas eues sans ça.
Jérémy : C'est intéressant, parce que dans ce que tu m'as partagé, il y a aussi ce côté de réparer un peu le masculin, avec beaucoup plus de figures de pères que ce que tu aurais pu avoir, qui te font te rendre compte que, ah OK, en fait, tous les hommes ne sont pas comme ça. Et ça peut participer à des reconstructions, à des changements de perspective.
Grégory : Tout à fait. Avec le mari de ma mère, ça m'a permis d'avoir un lien plus fort avec une figure paternelle. Il représente vraiment le côté masculin dans toute sa splendeur, avec ses déviances à lui aussi — chacun en a, je pense, jusqu'à ce qu'on arrive à en faire des forces. Mais oui, j'ai partagé du temps avec mes beaux-pères et mes autres pères, différemment, parce que je n'avais pas forcément ce lien-là avec le mien.
Jérémy : Et tu dirais que ça a eu quel impact sur le Grégory adulte que tu es aujourd'hui ?
Grégory : Ça m'a permis d'être le père que je voulais être, et pas celui que j'aurais aimé avoir.
Ça m'a permis d'être le père que je voulais être, et pas celui que j'aurais aimé avoir. Ce qui est une énorme différence.
Par exemple, j'allais à des activités sportives et mon père ne venait pas forcément me voir, il faisait son business. Si j'avais voulu être le père que j'aurais aimé avoir, j'aurais été à toutes les activités sportives. Or, quand Hugo a fait sa première activité sportive, c'était le foot. Je n'aime pas le foot. Finalement, je ne me suis pas forcé : avec Aurélie, on allait quand même à ses matchs, mais quand il n'y avait pas besoin d'y aller, je n'y allais pas. Alors que maintenant qu'il fait du hand, j'aime bien le hand, j'y vais plus facilement.
Jérémy : Tu t'autorises à y aller parce que ça te fait plaisir. C'est énorme, parce que sur le sujet de la famille, les obligations et la loyauté familiales, ce qu'on s'impose de faire ou de ne pas faire, ça peut vraiment nous décentrer de ce qu'on a vraiment envie au fond de nous.
Gérer les défis financiers et les risques en couple
Jérémy : Tu as eu une première boîte que tu as fermée assez rapidement, avec des difficultés. Avec le recul, tu le vis assez bien émotionnellement ?
Grégory : Non, c'était ultra violent, j'ai mis du temps. J'ai eu un moment très violent en moi. Vraiment, l'échec, me dire : « Mon Dieu, qu'est-ce que tu as fait ? Tu vas avoir des dettes. » Finalement, je crois que je m'en suis sorti avec 10 000 euros, donc ça allait. Aujourd'hui, avec les Anthony Bourbon et compagnie, on dit que l'échec t'apprend plus que tout. Mais à l'époque — c'était en 2012-2013, ma première boîte — dans la société, ce n'était pas très bien vu. Ce n'est pas en mode « ouh, c'est génial, j'ai échoué, youpi ».
Surtout qu'à la fin de mes études, j'avais passé deux fois le concours pour rentrer à l'école d'avocats. J'ai eu deux fois les écrits — sur 600 candidats, on est 110 à avoir les écrits — et sur ces 110 qui ont les écrits, une centaine ont les oraux.
Jérémy : Donc il n'y en a pas beaucoup qui ne l'ont pas.
Grégory : Voilà. Et moi, j'ai eu deux fois les écrits, et deux fois je me suis fait recaler. La première année, j'avais vraiment un membre du jury qui ne voulait pas que je l'aie, qui m'a posé des questions jusqu'à ce que je dise : « Écoutez, là, je ne vois pas. » En plus, c'était sur le contrat de bail et les droits fondamentaux — quelque chose que maintenant je vois bien dans mon métier. Ce qui est drôle, c'est que c'est pour passer ce concours que j'ai fait du droit du patrimoine, du droit de la propriété, etc. Quelque chose qui m'a vraiment servi dans le métier d'agent immobilier, alors que pendant toute ma fac de droit, à aucun moment je ne voulais être agent immobilier.
Jérémy : Et qu'est-ce qui s'est passé dans le couple ? Parce que j'imagine que quand tu as des hauts et des bas, ce n'est pas évident pour l'autre non plus. Comment vous avez géré ça ?
Grégory : On gère encore. En numérologie, je suis né le 5-4 et Aurélie le 4-5 : on est la même chose. Donc pour elle aussi, 2025, c'est une fin de cycle, comme moi et comme l'univers.
On est ensemble depuis 2003, ça va faire 23 ans. Notre couple a forcément évolué. On a fait tous les caps : le un an, les trois ans, les sept ans. À sept ans et deux jours, on s'est séparés — c'est la seule fois où on s'est séparés.
Jérémy : Pour se remettre ensemble.
Grégory : Voilà. Ce qu'il y a, c'est qu'il faut arriver à se réaimer malgré les difficultés. Moi, je travaille par exemple sur la peur du manque, je peux dire aujourd'hui que je n'ai pas peur de manquer d'argent. L'autre n'est pas forcément au même stade. Pour moi, c'est OK si j'ai 15 000 euros de trou dans le réseau, ce n'est pas un problème.
Jérémy : Alors que peut-être que l'autre est en PLS.
Grégory : C'est ça, elle est en PLS. Je rigole, alors que ce n'est pas drôle du tout, parce que c'est dur. Ça fait partie de tous ces moments hyper durs — d'autant que c'est moi qui ai voulu ce changement d'activité pro. J'avais le confort de gagner 5 000, 6 000 euros par mois, plus l'activité d'Aurélie : on vivait bien. J'ai même eu des phases où c'était plus que ça. Donc elle me disait : « Mais pourquoi tu veux changer ça ? » Parce que j'avais envie de plus. Et je dirais que, même si ce n'est pas fait consciemment de sa part, Aurélie m'a conduit à toujours vouloir plus.
Jérémy : Vouloir plus, c'est-à-dire ? Gagner plus, partir plus en voyage ?
Grégory : Je n'avais pas forcément cet amour du voyage avant Aurélie, et maintenant je sais qu'elle, oui. Et pourtant on ne voyage pas — ces dernières années, on n'a pas voyagé autant qu'on aurait aimé. En même temps, ça a été ponctué de trois enfants, neuf grossesses. Donc ça a été un périple assez fort pour le couple. Mais ça force à plus de communication.
Jérémy : Et tu sens que ça renforce le couple ?
Grégory : Une fois qu'on aura passé tout ça, oui, ça aura renforcé notre couple. Là, pour l'instant, c'est arriver à déconstruire, comme si on allait créer un nouveau nous. Moi, c'est comme ça que je le vis. Je ne pense pas qu'Aurélie le vive comme ça.
Jérémy : C'est son chemin, c'est sa place aussi. Mais je crois que si tu restes dans l'illusion et le fantasme de retrouver l'ancien vous, l'ancien toi, tu ne peux qu'être déçu, parce que forcément ce ne sera plus le cas.
Grégory : De par ce chemin, on ne sera de toute façon plus pareils. Moi, je ne le serai pas, et elle non plus.
Pourquoi viser des ventes à 400 millions d'euros ?
Jérémy : Et ça te vient d'où, ce truc d'aimer les challenges ? Tu aurais pu te dire : je gagne bien ma vie, ça se passe bien. J'ai l'impression qu'il y a toujours chez toi cette envie de trouver une nouvelle excitation, un nouveau projet. Ça vient nourrir quoi ?
Grégory : Ça vient peut-être nourrir ma confiance en moi. Au départ, je rentrais un bien à 15 millions — en plus il était à 22 à ce moment-là — et je me disais : « Waouh, c'est génial. » Là, j'ai un bien à plus de 400 millions. Alors, ce n'est pas vendu. Mais il y avait déjà ce défi-là. Même quand j'étais dans l'immobilier traditionnel, le défi était là. Peut-être que maintenant, je me suis rajouté ce défi du prix, et donc de la difficulté de vendre un bien à ce tarif-là, parce qu'il est plus difficile de trouver le bon acquéreur : celui qui peut acheter, dont les fonds sont disponibles, mais aussi de provenance non louche — « louche », c'est une perception, mais en tout cas pour l'administration fiscale.
Donc oui, il y a de ça, avoir un défi. Et en même temps me dire : rien n'est impossible.
Rien n'est impossible. Tout est possible : je pourrais arriver à être millionnaire.
Même quand j'étais jeune, je disais à un ami : « Moi, je roulerai en ça. » Alors que mes parents n'étaient pas du tout dans le « tiens, on a de l'argent », je n'étais pas habitué à ça. J'avoue que je ne saurais pas trop te dire d'où m'est venu cet amour. Peut-être de quand je suis allé au collège privé.
Jérémy : Ça représente quoi, d'avoir des biens, pour toi ?
Grégory : Une forme de réussite. Mais je ne suis pas en mode étalage. Je ne dis pas que je n'aurais pas une fierté à me dire : « Mon goal, c'est d'avoir une Porsche 911 cabriolet. » Et quand je l'aurai, je n'ai pas envie de me cacher pour autant.
Jérémy : J'ai eu des personnes en coaching pour qui c'était un besoin de preuve — beaucoup dans la communication, dans la réussite, avoir beaucoup d'abonnés ou de l'argent : « Je vais montrer à mes parents, regardez, j'ai réussi. » Comme une validation : « Ça y est, j'ai de la valeur à tes yeux. »
Grégory : Ça, je n'ai pas trop, parce que j'y ai déjà réfléchi. Mes parents m'ont toujours dit que j'allais réussir. Mes grands-parents disaient : « Lui, il n'en aura pas besoin plus tard, il aura de l'argent. »
Jérémy : Peut-être la relation avec ton père, de l'écoute peut-être ?
Grégory : Je ne sais pas. Mon père est à la retraite maintenant, mais il était fonctionnaire, donc autant te dire que je n'ai pas eu ce côté patrimonial : il a eu deux maisons dans sa vie.
Jérémy : Parfois ce n'est pas ça. Ce que j'ai remarqué souvent — ce n'est pas une vérité — c'est qu'on définit une métrique : « quand je serai là, ça aura telle valeur ». Mais ce n'est pas une valeur liée à la valeur réelle des choses. Ce n'est pas parce que tu vas vendre un bien à 400 millions que ton père sera plus heureux que si tu avais vendu un bien à 20 millions. Le schéma que je remarque souvent chez les personnes que j'accompagne, c'est : « J'ai manqué d'attention dans mon enfance », et du coup on se met la métrique « quand j'aurai fait tel truc, j'aurai l'attention ». Et on voit qu'il faut toujours plus, toujours plus, parce que l'attention n'est pas définie par la métrique qu'on met : elle est définie par le fait d'apaiser la relation qu'on a avec l'autre, de créer un lien.
Et ce n'est pas une mauvaise chose : toute notre vie est guidée par nos manques et par nos valeurs, par ce qui nous nourrit. C'est un peu le principe d'origine de ce que j'ai envie de transmettre. Toi, on voit bien que tu es nourri par le lien, par la profondeur des échanges, par un côté conscience. Et en opposé, il y a probablement des choses qui t'ont manqué. J'ai ce sentiment — en tout cas moi, je fonctionne comme ça — que beaucoup d'actions qu'on met en place sont aussi liées inconsciemment à essayer de réparer des choses, ou d'avoir l'attention qu'on n'a pas eue plus jeune. Un enfant, ce qu'il veut de ses parents, c'est de l'amour. Et tu peux être le meilleur père : il y a toujours un moment où ton gamin va se dire « il n'a pas fait ce que j'aurais aimé », et ça va créer une envie, quoi qu'il arrive.
Grégory : Peut-être que mon père était très dans le contrôle sur le plan financier. Mais ce n'est pas quelque chose qu'il m'a transmis en me disant « regarde, c'est comme ça qu'on fait un budget ». Il avait même fait un logiciel, très contrôlant sur cette partie-là. Et le père d'Aurélie était banquier. Donc on avait tous les deux ce modèle, avec nos mères qui faisaient un peu ce qu'elles pouvaient avec ce qui restait de ce qui n'était pas contrôlé. Pendant un moment, ça m'avait fait repousser l'idée du cadre : « Non, mais il faut tout lister, toutes tes factures, tes machins. » Maintenant, j'ai conscience que sans cadre, tu es un peu à l'aveugle, les pites partent dans tous les sens. Donc je vois le bénéfice du cadre.
Après, ce côté défi des biens, c'est peut-être un peu de fierté personnelle : « Waouh, tu as réussi à faire ça, c'est quand même ouf. » Si tu arrives à vendre un bien à 300, 400 millions, ça reste quelque chose de pas accessible à tout le monde — ni le fait de rentrer ce bien-là, ni d'être en contact avec l'acquéreur potentiel.
Jérémy : Tu vois des différences en termes de personnalité entre un couple qui veut acheter une maison à 500 000 balles et quelqu'un qui veut acheter un bien à 15 millions ?
Grégory : Oui, parce qu'ils ne sont pas dans la même réalisation. Déjà, c'est rarement l'achat de leur unique résidence principale. Après, j'ai pas mal d'acquéreurs pros pour les hôtels : là, c'est plus stratégique, ça correspond à des critères presque mathématiques, il faut tel taux de rentabilité. Et côté vendeurs, j'ai plutôt des propriétaires particuliers qui ont un hôtel, un individu seul et pas un groupe. C'est le même métier, mais ce n'est pas le même métier.
Jérémy : C'est quoi, la façon de voir le monde, d'y réagir ?
Grégory : C'est la qualité des échanges que tu as avec ces gens-là. Ce n'est pas basique : tu peux parler de spiritualité.
Anecdote incroyable sur le Dalaï-Lama et la synchronicité
Grégory : J'avais un client, le premier que j'ai eu pour l'hôtel à Gordes, qui me dit : « Ah, c'est la spiritualité qui vous envoie. » C'était assez fou. Parce que j'avais fait une méditation où j'appelais mes guides : on m'avait dit de choisir un guide pour la sagesse, un pour la compassion, un pour l'amour, et un quatrième. Et pour la compassion, c'était le Dalaï-Lama. J'avais vraiment l'impression d'être habité par le Dalaï-Lama à ce moment-là.
Et le lendemain — on s'était appelés l'après-midi, et le lendemain quand je le vois — ce client me dit : « Ah oui, j'ai participé à une transaction pour le Dalaï-Lama. »
Quelle est la probabilité pour que je médite ça le lundi et que le mardi, le gars me parle du Dalaï-Lama ? Je n'ai jamais eu d'autre client qui m'a parlé du Dalaï-Lama à part celui-là.
Jérémy : Tu ne l'as jamais revu en méditation ?
Grégory : Non. Mais on s'est revus avec le client. Et maintenant, quand j'appelle mes guides, je passe en mode comme s'ils m'habitaient. C'était assez fou.
Message final : Richesse spirituelle et matérielle sont-elles compatibles ?
Jérémy : On arrive vers la fin de notre échange. Quand tu regardes ton parcours, qu'est-ce que tu as envie de retenir ?
Grégory : Que tout avait une bonne raison, que tout me sert, aussi bien ce qui était doux que ce qui était plus dur. Et que plus je continue avec ma sensibilité, plus je vois cette sensibilité comme une force pour voir ce qui est vraiment aligné avec moi ou pas. Il y a des choses où avant j'aurais forcé, j'aurais insisté. Là, maintenant, je suis plus en mode : « Attends, c'est doux par là. »
Respirer, souffler et choisir le chemin le plus doux.
Ce qui ne veut pas dire que je vais rester dans une situation de confort — je choisis une activité qui est hyper challengeante. Mais je me rends compte que tout le chemin que j'ai fait jusque-là était utile. Et même jusqu'à venir ce matin, en me disant que c'est l'occasion de faire une boucle, un point sur tout ça, et de me dire : « Mais qu'est-ce que tu as fait, quand même ! C'est ouf. »
Jérémy : L'épisode est un peu dense, parce qu'il s'est passé tellement de choses dans ta vie ces quatre-cinq dernières années qu'on a exploré des micro-bouts de chaque truc. Peut-être qu'on en refera un épisode un jour.
Grégory : Avec plaisir.
Jérémy : Ce que je trouve inspirant dans ce que tu partages, c'est ce truc de : j'ai envie d'y aller, j'ai envie de créer de grandes choses pour me nourrir moi et pour nourrir les autres. Est-ce qu'il y a un message que tu aurais aimé faire passer et que tu n'as pas fait passer ?
Grégory : Il y a eu une période où je me disais que la richesse spirituelle ne pouvait pas correspondre avec la richesse matérielle. Aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression d'explorer les deux en même temps, et que ce n'est pas antinomique.
Ça peut être juste, de gagner de l'argent. Ce n'est pas mal.
Jérémy : Tu te disais : soit j'ai une richesse spirituelle et je ne peux pas être riche, soit je suis riche et je suis une mauvaise personne, entre guillemets ?
Grégory : Oui. Je pense que surtout en France, être riche n'est pas bien vu. On n'a pas cette culture de dire : « Tiens, voilà, il réussit, il a de l'argent, c'est bien. »
Jérémy : C'est pour ça que je trouve bien que tu témoignes. On voit que ça fait des années que c'est galère, que tu te réorganises, que tu te restructures, que tu vas dans un truc puis dans un autre. C'est bien de montrer aux gens que le jour où tu vends une île à 15 millions, c'est chouette, mais qu'avant ça, il ne s'est pas rien passé. Et tu as fait des choix de vie hyper challengeants, que peu de personnes voudraient faire sur l'aspect financier.
Grégory : On n'en a pas parlé, mais dans le couple, il y a eu le fait d'engager notre maison, de mettre une hypothèque.
Jérémy : Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui se diraient : « Bon, je préfère bosser mon petit truc, je ne vais pas faire ça. » Rien ne vient comme ça non plus.
Grégory : On l'a fait à la hauteur de ce qu'on pouvait. Mais quand on avait décidé ça, c'était aussi de se dire : si on a envie que les gens investissent sur moi et sur la manière dont je le fais, et que nous, on ne le fait pas en premier, ça ne marche pas.
Jérémy : Est-ce qu'il y a aussi, derrière ce que tu fais, un côté transmission à tes enfants — pas matérielle nécessairement, mais leur montrer la voie du « si on a envie de faire quelque chose, on peut se donner les moyens » ?
Grégory : Oui. Pour les garçons — la petite a quatre ans — je me dis : ils ont le modèle du père qui le dit, mais qui le fait aussi.
Rien n'est impossible, si tu as vraiment la passion et l'envie de le faire.
Jérémy : Trop bien, on finit là-dessus. Pour te retrouver, les personnes qui veulent discuter avec toi, échanger, ou qui sont intéressées pour acheter des biens, elles peuvent aller où ?
Grégory : Pour l'instant, je n'ai vraiment qu'un compte LinkedIn et mon compte Instagram.
Jérémy : Je mettrai un lien sur les deux.
Grégory : Je pense que ça va évoluer, avec un site internet qui présentera l'univers : les biens, forcément, mais aussi la partie automobile, artistique — tout l'univers, pour le branding. Tous ces gens avec qui je peux travailler, mais pas en mode « je suis le patron et vous êtes les salariés » : en mode associés. C'est un peu plus fin à trouver, la personne qui le fait.
Jérémy : Merci à toi, c'était génial.
Grégory : Merci. À bientôt.