3 août 2026 · 11:05
Faut-il souffrir pour grandir ?
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Le Laboratoire Origine
Un accompagnement collectif de 3 mois
Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.
Découvrir le Laboratoire OrigineEst-ce que nos blessures d'enfance sont des passages obligés pour devenir qui nous sommes vraiment ?
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ORIGINE : c'est ma méthode pour comprendre ce qui te bloque profondément et (re)mettre ta singularité au cœur de ton activité (et de tous tes domaines de vie).
Dans cet épisode du podcast Origine, je plonge au cœur d'une question fondamentale : le lien entre trauma, perception et développement personnelle. On a souvent tendance à comparer nos douleurs, à juger de la « gravité » d'un événement, mais est-ce vraiment ce qui compte ?
Au programme de cette réflexion :
Pourquoi l’intensité d’un trauma ne définit pas son impact.
La puissance de la perception : comment une "petite" blessure peut façonner toute une vie.
Faut-il laisser nos enfants vivre la douleur pour les renforcer ?
Transformer ses manques en traits de caractère et en singularité.
Une exploration sans filtre sur la vulnérabilité et la résilience, pour tous ceux qui cherchent à comprendre l'origine de leurs blocages et à transformer leur regard sur leur passé.
🎥 Découvre notre échange en vidéo : https://youtu.be/rgOwVQg9jSE
Chapitrage :
00:00 - Introduction : Faut-il souffrir pour grandir ?
01:31 - Perception vs Gravité : Ce qui crée vraiment une blessure
03:26 - Le besoin d'amour et les mécanismes de compensation
05:07 - Faut-il préserver nos enfants de toute douleur ?
06:55 - Comment nos manques créent notre système de valeurs
08:02 - Étude de cas : Transformer une blessure d'abandon en force
10:14 - Conclusion et passage à l'action
👤 À propos de moi
Je m’appelle Jérémy Guillaume et je crois profondément qu'un changement durable n’est possible que dans l’amour de ce que tu es et de ce que tu as été.
Et c'est exactement pour ça que j'aide les entrepreneurs à se reconnecter à leur cœur et à leur singularité en identifiant clairement leurs valeurs et leurs blessures dans le but de se créer un business parfaitement aligné.
On bosses sur la stratégie, sur l'acquisition, la conversion, la délivrabilité, le marketing, la communication, mais toujours avec une approche basée sur la rechercher des causes plus profondes des blocages existants.
Si t'es pas prêt à une introspection profonde, ce n'est clairement pas pour toi.
Viens échanger sur https://www.instagram.com/jeremyguillaume/ et direction www.jeremyguillaume.fr pour bosser ensemble.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le texte complet de cet épisode, reformaté
Introduction : Faut-il souffrir pour grandir ?
Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast. Je te fais un petit épisode à chaud, parce que j'ai eu un échange avec un client qui est en train de suivre ma formation Origine.
Origine, c'est la formation pour découvrir son origine. L'idée, c'est d'aller comprendre, conscientiser quelles sont les blessures liées à mon enfance, dans les perceptions que j'ai eues, mon environnement — on peut parler de manques. Puis de voir quelles valeurs ça a créé, quelles caractéristiques intrinsèques me définissent, et quelle est ma singularité. C'est un client coaching, et sur les coachings, je demande toujours de suivre la formation avant.
Cette personne me dit : « Il y a un truc que je trouve génial, c'est de voir à quel point les blessures qu'on peut avoir définissent ce qu'on est aujourd'hui. » Ça, c'est génial. Par contre, elle ajoute deux choses. D'abord : « Moi, quand je regarde, je n'ai pas vécu de trucs astronomiques, je n'ai pas vécu de trucs horribles. » Et ensuite : « Est-ce que ça veut dire qu'il faut laisser nos enfants vivre des choses douloureuses pour qu'ils puissent se construire, se former, et construire tout leur système de valeurs et leurs caractéristiques ? »
J'aimerais clarifier ces points aujourd'hui, parce que ce n'est pas le message que je veux faire passer. Et c'est important d'avoir une compréhension plus fine de ce qui se passe en toile de fond.
Perception vs Gravité : Ce qui crée vraiment une blessure
Ce qui se passe, c'est que dès qu'on vit un événement, enfant, dans sa construction, on va avoir une perception de cet événement. Nous, en tant qu'adultes, on peut le voir comme positif ou négatif — et ça se discute, il peut être positif pour l'un et négatif pour l'autre, peu importe. Mais l'enfant, lui, va avoir une perception liée à un manque qu'il va ressentir. Ou pas : 99 % du temps, il ne se passe rien, c'est neutre. Et puis il y a des moments où il y a un manque.
Ce n'est pas l'intensité ou la gravité qu'on peut percevoir en tant qu'adulte qui crée forcément une blessure plus ou moins importante.
Je vais prendre deux exemples. Premier exemple : quelqu'un qui a subi des sévices physiques. Dans la gravité, on peut se dire que c'est quelque chose d'horrible, et effectivement, ça peut créer des blessures qui vont avec dans la perception. Mais un enfant qui rentre le soir — et ça peut se passer deux ou trois fois par semaine — qui va voir sa maman ou son papa et lui dit « Tu peux faire ci, tu peux faire ça ? », et dont le parent répond « J'ai pas le temps, j'ai pas le temps, plus tard, plus tard », va aussi ressentir un manque.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas la gravité de l'événement qui compte, c'est la profondeur du manque. Un enfant qui a vécu un sévice physique peut être moins traumatisé, ou en tout cas moins impacté en tant qu'adulte, qu'un enfant à qui on a répété tous les jours : « J'ai pas le temps, j'ai pas le temps, j'ai pas le temps. »
C'est vraiment important de l'avoir en tête, parce que quand je parle de blessure, on peut s'imaginer quelque chose de gros, de fort, de douloureux, alors que ce n'est pas forcément le cas. C'est une histoire de perception de l'enfant : « Ok, je perçois qu'il me manque quelque chose. »
Le besoin d'amour et les mécanismes de compensation
La seule chose qu'un enfant va chercher à faire dans son quotidien, c'est de voir s'il y a de l'amour, de l'attachement, de l'affection, de la reconnaissance. Plein de choses comme ça, mais on peut tout englober sous cette notion d'amour. Et à partir du moment où il a le sentiment de ne pas avoir assez d'amour, il va chercher à créer quelque chose en opposition pour l'obtenir.
Un enfant à qui on va dire pendant des années « J'ai pas le temps, j'ai pas le temps » va peut-être développer une faculté de faire le pitre. Ça peut exister, j'ai déjà vu ça : c'est la personne rigolote dans la famille. Parce qu'à un moment, l'enfant teste des trucs, et quand il fait une blague, là il y a plus d'attention. Il peut aussi développer une empathie, plein d'autres choses. C'est propre à chacun, et c'est pour ça que la singularité est vraiment propre à chaque individu.
Ce n'est pas la gravité de l'événement qui va créer la force derrière l'événement.
C'est un mécanisme assez linéaire, finalement : en fonction de ce qu'on vit, on crée en opposition un système, un mécanisme de défense pour s'en sortir. Et le problème, c'est justement qu'à l'âge adulte, on a tendance à ne pas sortir de ce mécanisme-là. Ce sera peut-être l'objet d'une prochaine vidéo.
Faut-il préserver nos enfants de toute douleur ?
Bien évidemment, je ne souhaite à personne de vivre des trucs horribles. De toute façon, on n'a pas besoin de ça pour ressentir de la frustration et se créer un système de valeurs.
La douleur n'a pas d'intérêt, en réalité. Mais ce n'est pas parce qu'on vit quelque chose de douloureux que c'est forcément à rejeter non plus.
Parce que de toute façon, c'est vécu, on ne peut rien y faire. La question, c'est : qu'est-ce qu'on en fait après ?
Deuxième point, la question que me posait cette personne : est-ce qu'il faut accepter que nos enfants vivent des choses un peu douloureuses, accepter de lâcher prise ? Parce qu'en tant que parents, on voudrait que tout soit beau, que tout soit rose pour eux. Là, c'est pareil : que tu sois ultra bienveillant avec ton enfant, tout le temps aux petits soins, ou pas, ça va créer quelque chose.
Prenons l'exemple d'un parent qui n'a pas le temps — sans aller jusqu'aux sévices physiques ou psychologiques. L'enfant va créer ce sentiment de « mon parent n'a pas le temps », ça va créer un manque énorme, et il va créer quelque chose en opposition dans son système de valeurs. C'est vraiment les deux faces d'une même pièce : « On n'a pas le temps pour moi, donc je vais chercher comment avoir de l'attention. »
Un enfant dont le parent est trop présent, avec une sur-attention — je ne sais pas si on peut le qualifier comme ça —, peut créer quelque chose à l'opposé. Un enfant toujours couvé, toujours protégé, peut créer le truc de l'enfermement, et du coup avoir envie d'exploser, d'aller faire des choses à côté. Mon exemple n'est peut-être pas génial, parce que je n'ai pas de cas précis en tête dans ma clientèle, mais c'est juste pour que tu voies que ce n'est pas la gravité perçue de l'événement qui joue, ni le fait de vouloir absolument préserver ou non notre enfant.
Comment nos manques créent notre système de valeurs
Fondamentalement, le fait de vivre quelque chose — n'importe quelle situation — et de le percevoir à un moment comme un manque, une blessure, un vide, va créer une réaction interne chez l'enfant. À l'instant T, il va chercher à compenser en allant vers l'opposé : nourrir ce manque par l'humour, par l'empathie, par le fait d'être turbulent, par le fait de casser des choses… peu importe les traits de caractère. Et tout ce mix-là va créer le système de valeurs de la personne.
Du coup, c'est intéressant d'aller voir, nous, en tant qu'adultes : quel est notre caractère, qu'est-ce qu'on valorise, c'est quoi les trucs pour lesquels on est reconnu ? Souvent, nos amis vont nous dire : « J'adore, parce que je peux faire ci ou ça avec toi », ou « Sur tel domaine, t'es calé. » Et d'essayer de reconnecter ça à de possibles blessures qu'on a pu percevoir, pour voir que tout est une question d'équilibre.
Étude de cas : Transformer une blessure d'abandon en force
J'ai un exemple à te donner. Je discutais avec une personne il n'y a pas si longtemps, qui me disait : « Moi, j'ai manqué de mon père. Mon père était beaucoup absent quand j'étais petit, il m'a abandonné, entre guillemets, pendant une période. » Cette personne avait toujours cette blessure d'abandon : « Mon père n'a pas été là, mon père m'a abandonné, mon père n'a pas été présent. »
Je lui demande : « Ok, aujourd'hui, c'est quoi tes traits de caractère ? » Elle me répond : « Moi, je suis présente aux autres, je suis vraiment là pour les autres, je fais hyper attention à ça, c'est hyper important. » C'est quelqu'un de très attentionné, de très empathique, de très humain. Elle me dit plein d'autres choses que je ne vais pas partager ici parce que c'était plus personnel.
Au fur et à mesure de l'échange, un truc se tisse. Je lui pose la question sur chacun de ces traits qu'elle valorise : « Est-ce que tu es prête à abandonner ce trait de caractère, à changer de caractère, à perdre cette qualité-là ? » Elle me dit : « Ah non, surtout pas, surtout pas, c'est trop important pour moi, c'est vraiment ce qui me constitue, ce qui me représente. »
Au fur et à mesure qu'on tire sur le fil, on se rend compte que tous les traits de caractère qu'elle valorise sont profondément liés au manque de son père enfant.
Et c'est exactement ça. Ton père part quand tu es petit, c'est traumatisant. Et malgré la douleur du traumatisme, ça crée en opposition quelque chose. Et ce quelque chose, c'est ce qui va te définir, ce qui va avoir beaucoup de valeur pour toi, parce que c'est ta manière d'être, c'est ce que tu apportes au monde.
Quand elle se rend compte de ça, elle réalise qu'on peut continuer à se raconter l'histoire de « je n'ai pas eu mon père, et ça a eu tel impact dans ma vie, ça a créé tel problème ». Ou on peut aussi se raconter l'histoire de : « Ok, je me rends compte que ma manière d'être au monde, ma manière d'être avec les autres, est ce qu'elle est. Et je la chéris, parce qu'elle est profondément liée au fait de ne pas avoir eu ce père. » Ça peut être une autre situation, bien sûr — mais celle-là, je l'ai rencontrée plusieurs fois.
Conclusion et passage à l'action
Bref, je te fais cet épisode à chaud parce que je pense que c'était nécessaire de préciser tout ça. Dis-moi si c'est clair ou pas pour toi, parce que ce n'est pas quelque chose de facile à exprimer.
Si tu as envie d'aller plus loin sur ces problématiques, pour comprendre quelles sont tes blessures et quelles sont les caractéristiques intrinsèques que tu as créées grâce à ces blessures, et chapeauter tout ça avec ce que j'appelle la singularité, je te mets le lien vers la formation juste en dessous. Tu vas pouvoir aller te poser toutes ces questions.
Il y a aussi un petit agent ChatGPT associé, si tu as envie de l'utiliser — tu n'es pas obligé. Je l'ai briefé pour qu'il puisse t'aider à approfondir les sujets, à trouver des réponses. Tu peux poser tes questions sur toutes les vidéos de la formation, n'hésite surtout pas.
Si tu as d'autres questions, pose-les et j'y répondrai lors d'un prochain épisode. Je te dis à très vite.