16 avril 2026 · 14:33
Future avocate : entre justice et hyper sensibilité (Street Origine #1)
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Le Laboratoire Origine
Un accompagnement collectif de 3 mois
Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.
Découvrir le Laboratoire OrigineDans cet épisode inédit du podcast Origine, je suis allé à la rencontre d’inconnus pour leur poser des questions introspectives sur leur histoire, leurs blessures, leurs forces et ce qui les rend profondément uniques.
C'était une expérience géniale, authentique et spontanée, capturée par mon amie Charlotte (https://www.instagram.com/charlotteby/) sur un banc, au cœur de la vie quotidienne.
Aujourd’hui, je fais la connaissance de Camille, 23 ans, future avocate spécialisée en propriété intellectuelle. Au fil de notre échange, elle se livre avec sincérité sur son parcours, son empathie profonde et la manière dont cette hypersensibilité a influencé son choix de carrière. Entre un désir de justice et le besoin de se protéger émotionnellement, Camille nous partage une réflexion touchante sur son identité, son optimisme et sa vision de l’avenir.
Dis-moi en commentaire ce que tu as pensé de cet épisode et si tu aimerais que je poursuive cette série de rencontres dans la rue !
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🎥 Découvre notre échange en vidéo : https://youtu.be/ArfyPmUyx_o
👤 À propos de moi
Je m’appelle Jérémy Guillaume et je crois profondément qu'un changement durable n’est possible que dans l’amour de ce que tu es et de ce que tu as été.
Et c'est exactement pour ça que j'aide les entrepreneurs à se reconnecter à leur cœur et à leur singularité en identifiant clairement leurs valeurs et leurs blessures dans le but de se créer un business parfaitement aligné.
On bosses sur la stratégie, sur l'acquisition, la conversion, la délivrabilité, le marketing, la communication, mais toujours avec une approche basée sur la rechercher des causes plus profondes des blocages existants.
Si t'es pas prêt à une introspection profonde, ce n'est clairement pas pour toi.
Viens échanger sur https://www.instagram.com/jeremyguillaume/ et direction www.jeremyguillaume.fr pour bosser ensemble.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le texte complet de cet épisode, reformaté
Introduction : Le concept Origine Street
Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode d'Origine. C'est un épisode un peu particulier aujourd'hui, parce que c'est un épisode de street, de rue.
Avec mes invités, j'ai toujours des questions que je leur pose : mes petites fiches Origine. Des questions introspectives sur leurs blessures, leurs manques, leurs forces, leurs singularités, leurs valeurs. Des questions assez profondes, finalement, c'est l'objectif.
Et j'ai eu envie d'aller à la rencontre d'inconnus dans la rue, pour m'asseoir avec eux sur un banc, discuter et leur poser ces mêmes questions.
Aujourd'hui, tu vois le premier épisode de cette série. J'en ai enregistré deux, je n'ai pas fait beaucoup : j'attends tes retours pour savoir si ça te plaît, si je continue, si je retourne dans la rue pour en faire d'autres ou pas. Je te laisse avec ce premier épisode, j'ai hâte que tu me dises en commentaire ce que tu en as pensé.
Rencontre avec Camille : Une future avocate
Jérémy : Alors, comment tu t'appelles ?
Camille : Camille.
Jérémy : L'idée, c'est de faire un peu une expérience sociale, d'échanger avec des petites questions introspectives. Parce qu'avec Charlotte, tous les deux, on se pose beaucoup de questions sur plein de choses dans la vie, et on s'est dit qu'on allait aborder des inconnus pour leur poser ces questions. Est-ce que tu peux commencer par te présenter, dire quel âge tu as, ce que tu fais dans la vie ?
Camille : Je m'appelle Camille, j'ai 23 ans, je fais des études de droit. J'ai terminé mon master 2 en propriété intellectuelle et actuellement, j'attends les résultats du concours d'avocat que j'ai passé en septembre.
Jérémy : Ah, trop bien ! Ça se présente bien ?
Camille : Ça va, mais j'ai un peu peur d'être trop optimiste. Donc je vais dire que ça va, mais je n'ai pas trop envie de me prononcer d'avance.
Pourquoi choisir le droit ? Idéalisme vs Réalité
Jérémy : Et pourquoi avoir choisi ce milieu-là, le droit ?
Camille : À la base, j'ai fait une double licence en droit et en économie-gestion. Après, je me suis plus spécialisée en droit lors du master, parce que, ayant fait les deux licences, j'ai pu voir que je préférais quand même le droit. Au début, je n'étais pas forcément sûre, c'est pour ça que j'ai fait une double licence. Mais le droit, ça m'a toujours intéressée depuis que je suis petite.
Je pense qu'en fait, je me faisais une idée de ce qu'était le droit, je l'idéalisais. Et je savais que dans tous les cas, j'allais en faire. Donc quand j'ai vu que je pouvais faire une double licence et voir aussi autre chose, si jamais le droit ne me plaisait pas, je me suis dit : autant faire les deux et voir.
Il s'est avéré que le droit, j'aimais bien. Donc je ne me suis pas tant trompée que ça.
Ce qui nous rend uniques : Le pouvoir de l'empathie
Jérémy : Le podcast s'appelle Origine, et c'est vraiment cette philosophie de dire que tout ce qu'on vit dans l'enfance, tout ce qu'on ressent dans l'enfance, ça nous construit. Et probablement que tout ce qu'on fait après, adulte, est beaucoup lié à notre histoire, à notre parcours. Je vais te poser la première question, celle que je pose à tout le monde : selon toi, qu'est-ce qui te rend unique ?
Camille : Je dirais mon empathie. Et j'irais peut-être même un peu plus loin : on juge tous plus ou moins les gens, ce qu'ils font, etc. Mais je pense que j'ai quand même la capacité à toujours essayer, du moins, de comprendre pourquoi les gens ont agi comme ça, pourquoi ils ont fait ça, sans agir à chaud.
Je déteste ça, le jugement rapide, sans essayer de comprendre.
Se protéger du métier : L'empathie en propriété intellectuelle
Jérémy : Et comment tu vois ça se connecter avec le droit, avec le métier d'avocat ?
Camille : C'est drôle, parce que le droit que j'ai choisi, la propriété intellectuelle, je l'ai justement choisi parce que je trouve que c'est décorrélé des droits qui touchent à la personne même. La vie me prouvera peut-être que j'ai eu tort de faire ce choix pour cette raison-là, mais j'avais un peu envie de me protéger, de ne pas entrer trop dans l'intimité des gens, parce que j'ai peur d'avoir trop d'empathie et de me perdre là-dedans.
Jérémy : Que ça te dessert un peu, que ça te touche trop. Parce que quand je pense à avocat, je me dis : si tu dois défendre quelqu'un qui a subi un viol, des choses comme ça, c'est hyper violent.
Camille : Typiquement, je trouve ça très, très beau, les gens qui arrivent à défendre ça, c'est très honorable. Mais personnellement, j'ai trop peur de trop prendre à cœur ce genre d'histoire. Ou même quand ça touche aux enfants, à la famille, trop à l'intimité des gens : ça me fait un peu peur, pour moi.
C'est peut-être un peu égoïste aussi, mais je me dis qu'au moins là, c'est plus pour le côté professionnel : les gens veulent monter une marque, déposer un brevet, et je les accompagne pour protéger ça, sans entrer dans leur intimité la plus profonde.
Jérémy : Et comment tu te vois vivre ton empathie, du coup ? Tu te vois séparer les choses — le boulot, un peu détaché, et je suis empathique dans mon couple, avec mes enfants, avec mes amis ?
Camille : Oui, c'est ça. En tout cas, à l'heure actuelle, c'est l'idée que je me fais de la façon dont j'ai envie d'exercer mon métier. J'ai bien envie de scinder les choses comme ça.
Le masque social : Oser être soi-même face aux autres
Jérémy : La deuxième question, c'est toi qui la choisis : j'ai dix questions, tu me dis un chiffre entre un et dix.
Camille : Huit.
Jérémy : Huit : quel rôle joues-tu souvent malgré toi ? C'est un peu le masque que tu portes dans ta vie de tous les jours. Est-ce que tu vois, selon les personnes en face de qui tu es, que tu te forces un peu à être dans un type de personnalité, où tu n'oses pas être pleinement toi-même, où tu n'oses pas dire ce que tu penses ou exprimer qui tu es ? On est différent dans sa famille, avec ses amis… Est-ce qu'il y a un schéma que tu repères, où tu te dis : ah, ce truc-là, je préfère ne pas rentrer dedans ?
Camille : Ce n'est pas facile comme question ! En fait, je pense que ça rejoint ce que je disais au début : comme j'essaie toujours de donner la parole aux autres pour les comprendre, quelque part, j'ose moins…
Je pense que je ne porte pas assez de valeur à ce que je pense, moi, et à ce que je peux ressentir, parce que je vais, entre guillemets, donner le bâton de parole à quelqu'un d'autre.
Et c'est ça qui va m'intéresser plus que ce que moi je peux ressentir, alors que dans mon quotidien, c'est quand même hyper important. Face aux autres, c'est quelque chose que j'ai tendance à vouloir un peu effacer.
Jérémy : C'est intéressant. En même temps, c'est beau d'avoir cette considération, de se dire : je fais passer l'autre avant. Parce que le métier d'avocat, c'est aussi ça, aider quelqu'un sur son chemin.
De l'enfant spectatrice à l'adulte introvertie
Jérémy : Et ça vient d'où, dans ton histoire, ce truc-là ? Tu vois un lien ?
Camille : Je ne sais pas, c'est compliqué. J'ai l'impression qu'avant, j'étais moins introvertie que je le suis actuellement. Quand j'étais petite, j'adorais me donner un peu en spectacle. Je disais ce que je pensais, j'avais un bon caractère en tant qu'enfant, je n'étais pas du tout réservée. Et en grandissant… je ne sais pas, j'intellectualise un peu trop les choses, parfois.
Jérémy : C'est le fait de devenir adulte, un peu. On perd cette spontanéité de juste dire ce qu'on pense, sans avoir besoin de réfléchir à : est-ce que ça va blesser la personne ?
Camille : Voilà. Des fois, je me complique un peu la vie, je pense.
Jérémy : Je pense qu'on fait tous un peu ça, surtout si tu as une appétence à considérer l'autre avec empathie. Ce que je remarque souvent, c'est que les schémas qu'on a sont aussi beaucoup dus à ce qu'on nous a dit ou pas dit, enfant. Par exemple, des personnes qui se sont senties vachement jugées osent moins dire les choses à l'âge adulte.
Puiser sa force dans l'optimisme et l'amour
Jérémy : Tu es prête pour la troisième question ? C'est une question autour de tes forces. Pareil, entre un et dix.
Camille : Deux.
Jérémy : Deux : qu'est-ce qui te donne le plus d'énergie dans ta vie ?
Camille : J'hésite entre deux choses… Je pense que je dirais mon optimisme. Au début, j'ai hésité avec l'amour que je reçois, parce que j'estime que j'en reçois beaucoup, que c'est une chance et que ça fait ma force quelque part. Mais pour penser un peu à moi, je dirais mon optimisme, de manière générale.
Jérémy : Et le fait de voir les choses sous cet angle-là, tu sens que ça t'apporte beaucoup d'énergie, que ça te motive au quotidien ?
Camille : Énormément. Je pense que ça me permet vraiment de faire ce que je fais dans la vie : d'avoir fait une double licence, d'avoir fait un autre diplôme en parallèle de mon master.
Je suis toujours optimiste, je me dis toujours : mais oui, ça va marcher, c'est sûr.
Jérémy : Du coup, tu ne l'as pas perdue, la petite Camille enthousiaste dont tu me parlais ?
Camille : Non, je suis toujours très enthousiaste. Je suis juste plus réservée qu'avant, je dévoile moins ma personnalité de prime abord. Mais au fond, j'ai toujours cette excitation. Je ne sais pas, je suis trop heureuse de vivre. Je suis hyper optimiste dans à peu près tout, sur tous les plans, que ce soit pour moi ou pour mes proches. J'ai tendance à voir le bon côté des choses.
Se projeter dans 20 ans : Entre droit et créativité
Jérémy : J'adore. Et du coup, tu te vois où dans 20 ans ? Faire quoi, avec qui, comment ?
Camille : Dans 20 ans, j'aurai 43 ans. Je me vois déjà avoir fait un bout de chemin en droit : ça, c'est sûr, j'ai envie d'avoir une carrière dans le droit. Mais peut-être aussi dans autre chose, de plus créatif, peut-être plus manuel.
Jérémy : Donc le droit, c'est quelque chose qui te parle aujourd'hui, et il y a un côté « j'exprimerai une autre part de moi plus tard » ?
Camille : Oui, complètement.
Conclusion : L'évolution de nos envies de carrière
Jérémy : C'est hyper intéressant. Moi, j'étais urbaniste à l'origine, j'ai fait des études d'urbanisme : ce n'est pas directement du droit, mais c'est quand même assez administratif. Et en 2012, je me suis lancé en tant que photographe, donc beaucoup plus artistique. Depuis, je développe des choses plus introspectives.
C'est intéressant ce que tu dis, parce que je n'avais jamais vu les choses comme ça, ces différentes phases de vie.
On a peut-être besoin, à un moment, de faire un travail qui vient combler quelque chose en nous, dans l'instant, quand on a 20-30 ans. Et puis après, d'autres envies viennent — et il y a peut-être beaucoup de gens qui se l'interdisent.
Je trouve que c'est beau que tu te dises, à 23 ans : peut-être que dans 20 ans, à 43 ans, je ferai quelque chose comme ça. J'adore. Est-ce que tu as quelque chose à rajouter, Camille ?
Camille : Non, je suis super contente d'avoir participé à ce podcast.
Jérémy : Moi aussi. Merci à toi, et à très vite.
Merci d'avoir regardé cet épisode jusqu'au bout. J'ai hâte de savoir ce que tu en as pensé : dis-moi tout ça en commentaire ou écris-moi sur Instagram. Je te dis à très vite pour un prochain épisode du podcast.