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Je suis invisible sur Instagram : La recherche inconsciente de lien avec son père

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Et si tes problèmes de communication ne venaient pas d'un manque de connaissance ou de stratégie mais d'une cause beaucoup plus inconsciente ?

Dans cet épisode je te partage un retour d'expérience d'un coaching dans lequel on a identifié que la difficulté à communiquer en ligne venait d'une recherche de lien paternel.


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Le texte complet de cet épisode, reformaté

80 % d'introspection, 20 % de stratégie

Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast, je suis très heureux de te retrouver aujourd'hui. J'aimerais te partager une prise de conscience née d'un accompagnement récent.

Tu sais, je l'ai souvent dit ici : dans un business, il y a 15-20 % de stratégie et 80 % d'introspection. Certains te diront le contraire, qu'il faut structurer son business à mort et que c'est la structure qui permet de développer. Oui, c'est vrai, avec beaucoup de structure tu peux développer pas mal de choses. Mais quand je parle de 80 % d'introspection, je veux dire ceci : si la structure existe, si tu es assez au clair sur où tu veux aller et ce que tu veux créer, si tu as travaillé pas mal sur toi, alors ça marchera très bien et tu peux te concentrer sur la structure.

Par contre, si tu n'es pas allé voir tes parts d'ombre, tout ce qui peut te freiner, tes peurs, tes blessures, la stratégie et les compétences techniques n'auront pas tant de valeur que ça à mes yeux.

Et la séance de coaching que je veux te partager aujourd'hui illustre ça à la perfection.

« Je n'arrive pas à communiquer sur les réseaux »

On discute, et on en vient à la problématique que la personne souhaite travailler : la communication. Elle a un blocage, elle n'arrive pas à communiquer sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur LinkedIn.

Donc on creuse. Et ce qu'elle finit par me dire, c'est : « Sur les réseaux, je suis dans l'attente que les gens interagissent, réagissent, qu'il y ait ce lien-là. Sauf qu'il est long à mettre en place et qu'il n'existe pas vraiment. Il y a une barrière. Du coup, ça ne me motive pas, je n'arrive pas à trouver l'énergie de le faire, ça ne me parle pas. »

À ça s'ajoute une vision de ce que doit être une communication en 2025 : « J'aimerais parler de plein de sujets, mais si je commence à parler de tout ça, je vais être rangée dans la catégorie des influenceurs. Donc ça ne me parle pas. »

On creuse encore, et elle me dit : « Ce qui me parle davantage, c'est le présentiel. Je trouve que le lien qu'on crée avec les gens y est plus sincère, plus authentique. » Et probablement que le retour y est beaucoup plus fort aussi. Je lui dis : « OK, génial, alors pourquoi tu ne te concentres pas sur le présentiel ? Pourquoi tu ne fais pas ça ? » Elle me répond : « En fait, j'ai voulu le faire, mais je me suis un peu cassé les dents. »

Je lui demande : « C'est quoi que tu apportes à tes clients ? C'est quoi la valeur de ton offre ? » Elle me fait le petit pitch qu'elle a défini, qui est très clair, vraiment fort et puissant, et qui a beaucoup de sens par rapport à qui elle est. Je lui dis : « Pourquoi tu n'organises pas, tous les quinze jours, tous les mois, tous les deux mois, peu importe, un apéro, une soirée, une demi-journée, un café autour de ces thématiques-là, en fédérant des personnes, avec peut-être des petites conférences ? » Elle me dit que c'est prévu, que c'est quelque chose qu'elle va mettre en place.

Je ne m'attarde pas plus là-dessus, parce que ce que je vois, c'est qu'il y a quelque chose de beaucoup plus profond. Tu vois, pour l'instant, on est dans la stratégie : trouver une solution pour communiquer sur les réseaux sociaux, trouver son canal d'acquisition.

Ce qu'il y a derrière : le lien avec son père

On continue à creuser, et il y a quelque chose qui revient régulièrement : l'histoire avec ses parents. À force de poser des questions, à force de faire du lien, on arrive à ce qui est, à mon avis, la problématique centrale — en tout cas une des problématiques centrales — dans sa difficulté à communiquer : derrière l'idée de communiquer, derrière l'idée de trouver des clients, il y a un enjeu de créer du lien et d'avoir quelque chose en retour.

Au moment où on identifie ça, je lui demande : « Avec qui dans ta vie, dans ta famille, dans ton enfance, dans ton adolescence, dans ton histoire, as-tu eu ce sentiment de manquer de lien, ce sentiment qu'il manque quelque chose ? » Elle me dit : « C'est avec mon père. »

Alors on travaille là-dessus, parce que dans un coaching, il y a toujours cette idée de trouver la problématique la plus profonde, celle dont découle, en tout cas dans ma vision, tout ce qui se joue derrière dans les enjeux stratégiques, dans le développement, dans la réalisation des objectifs financiers.

Je ne vais pas te refaire tout le coaching, parce que ça a duré longtemps, mais on en vient à cette conclusion : à travers la communication, l'enjeu, c'est d'une certaine manière de créer du lien avec les autres, dans l'attente qu'il y ait un retour de ce lien. Et ce qu'elle vit à travers cette communication, c'est la perception du lien qui lui a manqué avec son père, dans la mesure où elle considère qu'elle n'a pas de lien fort avec lui. C'est frustrant pour elle, c'est difficile, parce qu'elle aimerait avoir un lien très différent.

« Quels sont les avantages de ne pas avoir ce lien ? »

Du coup, je la questionne. Dans ma tête, je me dis qu'on va aller voir quel est le lien avec son père. Parce que parfois, on a le fantasme d'une forme de lien, et en fait, ce quelque chose, on l'a — mais sous une autre forme, qu'on ne voit pas.

Effectivement, le lien avec son père, ce n'est pas un lien de « comment tu vas ? », « qu'est-ce que tu deviens ? ». Elle m'évoque à un moment son besoin d'échanges en profondeur avec lui, et ce n'est pas quelque chose qu'elle a.

Alors je lui demande : « C'est quoi les avantages, finalement, dans ta vie, que tu n'aies pas ce lien avec ton père ? » Et elle me dit : « Il y en a plein. J'ai pu me construire toute seule. Mes parents, globalement, ne se sont pas trop écoutés, ils ont toujours fait des métiers qui ne leur plaisaient pas, et c'était quelque chose d'un peu douloureux. Moi, j'ai ce luxe de pouvoir choisir ce que je veux faire. Ça m'a fait gagner en autonomie. Et ça m'a permis aussi, dans ma vision de la famille, d'éduquer mon fils vraiment comme bon me semble, sans me sentir obligée de faire d'une certaine manière. »

Il y avait un peu cette idée de ne pas reproduire ce qu'elle avait vécu. Elle me partage que sa sœur, qui est beaucoup plus proche de leurs parents et qui a un lien très différent avec son père, est un peu prisonnière, de son point de vue : elle habite à quinze minutes de chez eux, elle est pieds et poings liés avec eux. Elle m'énonce plein de choses comme ça.

Le non-lien est aussi une forme de lien

Et j'arrive à cette question : « Est-ce qu'on ne pourrait pas voir que, par rapport à tout ce que tu exprimes là, le lien avec ton père n'est pas un lien de connexion comme tu le cherches, comme tu pourrais l'attendre, comme tu as espéré l'avoir — mais que le lien qu'il t'a transmis, c'est un lien de liberté ? »

Le fait de ne pas faire de choix, c'est un non-choix, et c'est une forme de choix. Le fait de ne pas avoir de lien, c'est aussi une forme de lien.

Et je lui demande : est-ce que ce n'est pas ce qui t'a permis d'être la femme que tu es, d'exprimer les choses que tu as exprimées, de suivre tes idées, tes inspirations, d'être vraiment cette personne, avec tout ce que tu fais ?

Juste avant, je lui avais posé une question : « Quelles sont, pour toi, tes principales qualités ? » C'est quelque chose qu'on travaille en coaching — pas dans les coachings flash, mais dans un accompagnement plus long : ces notions de valeur, ce qui te définit, ce que les gens peuvent dire de toi. Elle m'avait répondu : l'écoute, la créativité et l'empathie, je crois.

Alors je fais le lien avec ce qu'elle vient de me dire. Elle ne l'a pas formulé avec ces mots-là, mais en substance : « Pour rien au monde je n'aimerais être différente. Si j'avais eu un lien différent avec mon père, si ce lien que j'espère avait existé, je n'aurais probablement pas la vie que j'ai. Et ça, ce n'est pas quelque chose que je souhaite. »

Et en même temps, je lui fais voir que ces traits de caractère qui sont aujourd'hui de vraies qualités pour elle, qui lui permettent d'être appréciée par ses clients, d'être douée dans ce qu'elle fait et d'exprimer pleinement ce qu'elle a à apporter à travers son expertise, à travers son métier… ils n'existeraient pas sans avoir eu ce père-là.

Parce que dans la construction d'un enfant, on se crée la plupart du temps par opposition. Tout ce qui nous a manqué, on va chercher à le combler. Et s'il nous manque un lien avec notre père ou notre mère, on va chercher à créer du lien par un autre moyen : avec la nature, avec les animaux, avec d'autres personnes. Et c'est, en l'occurrence, ce qu'elle a fait.

À la fin, elle me dit : « Je suis soulagée, je me sens bien. » Je ne me souviens plus de ses mots exacts, mais il y a vraiment eu une prise de conscience de pourquoi elle était comme ça et de ce qui se jouait, avec une compréhension beaucoup plus fluide et beaucoup plus globale de son histoire.

La problématique de surface et la problématique profonde

Pour moi, c'est l'exemple parfait de ce que vivent les entrepreneurs — et même au-delà des entrepreneurs, de ce qu'on vit toutes et tous. On croit avoir une problématique, mais c'est la problématique de surface. Et on espère la résoudre de manière facile et simple, parce qu'on a ce biais de vouloir le plaisir immédiat, que les choses soient le plus faciles et le plus courtes possible et que ça se passe bien.

Sauf que dans le fond, c'est toujours beaucoup plus profond. Alors ça ne veut pas dire que c'est plus compliqué : là, en l'occurrence, ça n'a pas été compliqué. Ça a été facile de passer ce petit temps et de débloquer ça. On n'a probablement pas tout débloqué sur ses enjeux de communication, parce que ça demande d'aller voir d'autres aspects. À l'issue de cette histoire, il peut aussi y avoir des besoins de reconnaissance : quand je partage quelque chose, j'ai besoin que ce soit reconnu, qu'on me voie, qu'on me considère. Et si ce n'est pas le cas, c'est décourageant, on a du mal à se mettre en mouvement et à produire du contenu régulièrement.

Aucune stratégie ne débloquera un blocage

Ce que je veux vraiment te dire avec cet exemple concret, c'est que la plupart des réponses, tu ne vas pas les trouver dans plus de stratégie. Tu ne vas pas les trouver dans des formations techniques pour savoir comment communiquer. Oui, c'est bénéfique, et je le redis à chaque fois, c'est bien d'avoir la stratégie. Tu as plein de stratégies de com — le Tofu, Mofu, Bofu —, plein d'outils qui servent vraiment à structurer ta communication.

Mais s'il y a un blocage, ce n'est pas ça qui va le résoudre.

Et si tu as un blocage, la seule manière réelle que j'ai trouvée, en tout cas personnellement, ces dernières années, c'est d'aller voir la cause profonde de la problématique. De faire le lien avec ce truc que tu as ancré en toi, ce manque, ce vide que tu expérimentes au quotidien et qui vient un peu te bouffer, parce que tu vas toujours chercher à le combler. Et en cherchant à le combler, tu vas utiliser des stratégies, des manières de faire, et tu vas mettre ton attention, ton temps, ton énergie et ton argent sur des choses qui ne vont pas t'apporter les résultats que tu souhaites. Parce que ce que tu souhaites, au plus profond, inconsciemment, ce n'est pas avoir des résultats : c'est combler un manque.

C'est très différent d'être OK avec ton manque, de le conscientiser, de le visualiser, de le travailler, et de te dire : « OK, je comprends qu'aujourd'hui je n'ai plus besoin — dans ce cas-là — de créer un lien avec mes clients. »

Parce que derrière l'attente de « je veux absolument qu'il y ait un lien fort avec mes prospects », l'enjeu est énorme. Tu vas poster des contenus de quelques secondes sur les réseaux sociaux où, bien évidemment, les milliers de personnes qui pourraient potentiellement les voir ne vont jamais te répondre. Et ceux qui vont te répondre vont peut-être juste mettre un petit cœur, pas grand-chose.

Quand il y a une attente démesurée, c'est parce qu'on cherche un retour affectif. On veut de l'amour. Mais du coup, on ne l'a jamais à la hauteur, et on est guidé par ce manque-là.

Une fois que tu clarifies ça, que tu le conscientises et que tu le visualises, ta communication a moins d'enjeu. En tout cas, elle a un enjeu très différent. Elle n'a plus l'enjeu inconscient d'attendre un retour. Elle a l'enjeu — c'est ce que je lui ai dit à la fin — de partager ce en quoi tu crois, de partager comment tu peux aider les personnes.

Et le retour, tu vas l'avoir indirectement. Parce que comme tu ne seras plus dans l'attente et dans la recherche de quelque chose, et que tu partageras non pas pour te combler toi inconsciemment, mais pour montrer au monde — c'est un peu large, le monde — en tout cas pour montrer à tes potentiels clients ce que tu peux leur apporter, ce que tu peux leur offrir, ça change tout. Parce que ces potentiels clients, s'ils se sentent touchés, ils vont venir te contacter, ils vont venir t'écrire. Et au final, c'est là que tu vas avoir probablement le plus de reconnaissance, le plus de sympathie et le plus de lien avec les personnes.

Pour aller plus loin

Si tu as ce type de comportement — on l'a tous, donc j'imagine que tu l'as aussi —, si tu commences à percevoir qu'il y a des choses qui te bloquent au-delà de la pure stratégie et que tu n'y as pas accès… Parfois c'est très inconscient, donc on se dit : « Non, je n'ai pas ces problèmes. » Si tu as déjà entrepris un chemin de connaissance de toi, mais que tu vois qu'il y a des choses qui se jouent et que tu ne les vois pas — et c'est normal, on ne peut pas voir ce qui n'est pas dans notre champ de conscience, on est tous comme ça — et que tu as envie d'avancer, je t'invite à regarder dans la description de l'épisode ce qu'il est possible de faire ensemble.

N'hésite pas à partager cet épisode à quelqu'un à qui ça pourrait parler, que ça pourrait inspirer ou aider. N'hésite pas non plus à t'abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait.

Et puis je te dis à très vite pour un prochain épisode. Je t'embrasse.