ORIGINE

L'accompagnement à travers les âges : chamans, religieux, psychologues, coachs...

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Le Laboratoire Origine

Un accompagnement collectif de 3 mois

Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.

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Comment faisait-on avant l'invention de la psychologie, du coaching ou de la thérapie ?

Dans cet épisode, je te propose de balayer l'accompagnement à travers les âges avec l'évolutions des besoins et des pratiques.

Depuis les premiers rites chamaniques des clans ancestraux, en passant par les religieux du moyen âge à la renaissance, jusqu'à l'arrivée de la psychologie moderne et du coaching actuel, je te propose de plonger dans chacune des étapes clés de notre histoire.


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Le texte complet de cet épisode, reformaté

D'où vient cet épisode

Aujourd'hui, j'ai envie de te parler de l'évolution de l'accompagnement dans le temps, à travers les époques, à travers les âges.

Cette idée m'est venue d'une discussion avec mon voisin, récemment, cet été. Il me disait : « C'est hyper intéressant, parce que l'accompagnement est une discipline assez récente. La psychologie existe depuis peut-être 100, 150 ans. C'est intéressant de voir comment on est venus à avoir ce besoin, beaucoup plus pressant aujourd'hui, de se faire accompagner, de se développer personnellement, de s'écouter. »

Je me suis dit : c'est génial, je vais en faire un épisode de podcast. J'ai donc fait mes petites recherches, et c'est un épisode un peu différent de d'habitude, avec un peu plus de matière derrière.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que depuis toujours, l'être humain a eu besoin d'accompagnement. On peut imaginer que tout est apparu avec la psychologie, mais en réalité, c'est seulement la forme de l'accompagnement qui a changé.

L'accompagnement a toujours été là. Ce qui a changé, c'est sa forme.

Les clans, les anciens et les chamanes

Si on remonte assez loin, très loin peut-être, à l'époque des clans et des tribus, l'accompagnement était quelque chose de naturel. On vivait entourés des anciens, ces personnes plus âgées qui transmettaient leur expérience à travers des récits, des mythes, des rituels.

Il y avait aussi des chamanes, des guérisseurs, qui étaient là pour soigner le corps et l'esprit. Aujourd'hui, on a une vision très spirituelle du chamane, mais c'était surtout quelqu'un de central dans la tribu, qui venait soigner à la fois les maux du corps et les maux de l'esprit. C'étaient souvent ces personnes-là qui reliaient chaque individu au clan, à la nature, au sacré.

À ces époques-là, il y avait un vrai sens de la communauté, du vivre ensemble, une vraie interdépendance des personnes pour s'en sortir et juste pour survivre.

Du Moyen Âge à la Renaissance : la religion prend le relais

Si on avance dans l'histoire, vers le Moyen Âge et jusqu'à la Renaissance, le rôle de l'accompagnant a été de plus en plus porté par la religion : les prêtres, les moines, les confesseurs étaient une forme d'accompagnants de l'époque. On allait chercher du sens, du pardon, des repères moraux, à travers la foi, certains rituels ou des pèlerinages.

C'est une époque importante, parce que c'est peut-être la première fois qu'on est sorti du clan, de l'environnement direct, pour aller vers des personnes qui restaient dans la communauté, mais dans une communauté plus large.

C'est la première fois qu'on a délégué l'accompagnement à une personne tierce de sa famille, de son environnement.

Cela dit, ça restait assez centralisé, et encore très lié au système familial.

La fracture de la révolution industrielle

La vraie fracture arrive avec la révolution industrielle. C'est là que tout bascule. Les familles ont tendance à éclater, les campagnes se vident, les villes se remplissent, et on perd pas mal de repères collectifs. Le rôle de la campagne, de l'église, du village était très marqué au Moyen Âge et à la Renaissance : c'était central, c'était un soutien moral, un soutien naturel de la communauté. Et on perd un peu ça.

C'est là que naissent les premiers psychiatres, ce qu'on appelle les aliénistes, comme Pinel ou Esquirol en France. Le besoin d'accompagnement commence à se structurer dans une logique beaucoup plus médicale. Jusque-là, on avait un accompagnement plutôt social, sociétal, tourné autour du clan, du village, de l'église, à proximité. On passe à une logique de : « OK, il y a une problématique, les personnes ne vont pas bien, il faut les soigner. »

La naissance de la psychologie moderne

C'est au XIXᵉ siècle, puis au début du XXᵉ, qu'arrive vraiment la psychologie moderne, et qu'elle fait son entrée fracassante, avec Freud, Jung, Adler — et beaucoup d'autres après eux — qui posent les bases de la psychanalyse et des premières psychothérapies.

On entre alors dans une logique d'accompagner l'individu non plus seulement pour survivre dans son quotidien, mais aussi pour comprendre qui il est intérieurement, comprendre son fonctionnement, peut-être dans une logique de trouver plus de sens.

Là, il y a une vraie fracture : ce n'est plus juste « j'ai une problématique, j'y réponds ». C'est une recherche de développement personnel beaucoup plus poussée.

Après-guerre, développement personnel et arrivée du coaching

Au XXᵉ siècle, ça se poursuit. Après les guerres mondiales, le besoin explose, avec des traumatismes collectifs importants et une quête de reconstruction chez beaucoup d'individus.

Puis, dans les années 60-70, arrive le développement personnel et la psychologie humaniste, avec Maslow — tu connais probablement la pyramide de Maslow, la pyramide des besoins — et avec Rogers. L'idée, c'est que l'accompagnement peut aussi servir à grandir, à se développer, à s'épanouir.

Dans les années 80-90, on voit apparaître le coaching. D'abord un coaching plutôt physique, sportif. Ensuite un coaching en entreprise, avec le côté managérial : gérer ses équipes, arriver à coacher ses équipes, ses salariés. Puis un coaching plus personnel. Et jusqu'à aujourd'hui, avec le coach de vie, la thérapie, et plein de formes de coaching qui existent.

Le XXIᵉ siècle : un paysage éclaté

Aujourd'hui, le paysage est assez éclaté. On vit dans un monde globalisé, hyper connecté, avec un accès à l'information de plus en plus simplifié et direct. Un monde aussi où les familles sont plus dispersées qu'il y a quelques années : des familles monoparentales, ou tout simplement des enfants qui vont s'installer loin de leurs parents, à l'étranger ou dans d'autres villes. Ça crée des réseaux sociaux, au sens des réseaux de relations, très différents.

Et justement, en parlant de réseaux sociaux : les applications, Instagram, Facebook, TikTok, tout ce que tu veux, créent aussi une comparaison beaucoup plus constante qu'avant. C'est là, je pense, qu'on a perdu pas mal de repères collectifs, ces repères qu'on trouvait dans le fonctionnement de la famille, ou de la tribu — même si le terme peut paraître un peu archaïque aujourd'hui.

En même temps, on a une liberté énorme de chercher qui on est, de chercher ce qu'on veut faire. Je parlais de Maslow : c'est assez incroyable de sortir des besoins primaires et de se rendre compte qu'on peut aller jusqu'à un besoin d'accomplissement, de connaissance de soi, de savoir qui on est, ce qu'on veut proposer au monde, de parler d'une mission. Tout ça existait beaucoup moins à l'époque.

Le résultat, c'est une explosion des approches : des psychologues, des coachs, des thérapies brèves, de l'hypnose, de l'human design, de l'EMDR, des retraites spirituelles, du développement personnel.

Aujourd'hui, on ne cherche plus seulement à guérir en disant « j'ai un problème, je veux le guérir ». Il y a aussi une optique de se réaliser, d'aller plus loin.

Demain : intelligence artificielle, surcharge cognitive et solitude

Et demain, qu'est-ce qu'on en fait ? Avec l'intelligence artificielle, avec les gains de productivité — parce que c'est une vraie question, et ma discussion avec mon voisin était aussi partie de l'intelligence artificielle — je pense qu'on va avoir de plus en plus d'espace pour se questionner. Forcément, quand tu as moins de temps à travailler, ou en tout cas moins de temps à réfléchir sur ton activité parce qu'elle est plus automatisée, tu as davantage de temps pour réfléchir sur toi, sur qui tu es, sur ce que tu veux pour ta vie, pour tes enfants, pour l'humanité, pour les prochaines générations.

Mais je pense aussi qu'on aura davantage de surcharge cognitive. Parce que plus on réfléchit à ça — et c'est probablement déjà le cas aujourd'hui, peut-être ton cas — plus tu te sens embrouillé, plus cette charge mentale devient importante.

Autre point important : l'augmentation de la solitude. Tous ces réseaux sociaux, toute cette interconnectivité de l'information peuvent nous rapprocher dans les échanges, même si ce n'est pas physiquement. Mais ça crée aussi beaucoup plus de solitude, parce qu'on est davantage seul derrière son ordinateur, derrière son téléphone.

Du coup, à mon avis, le besoin d'accompagnement humain ne va surtout pas disparaître : il ne va faire que croître. Face à des machines, des algorithmes, des serveurs qui savent tout calculer, prédire, faire les choses beaucoup plus rapidement que nous, qu'est-ce qui restera profondément humain ?

C'est ce besoin d'être écouté, de donner du sens aux choses, de se reconnecter à soi et de se reconnecter aux autres.

Pourquoi j'ai choisi le coaching

Si aujourd'hui j'ai choisi le coaching et l'accompagnement, ce n'est pas un hasard. Je me suis lancé il y a maintenant une quinzaine d'années dans la photographie, et pour moi, la photographie est une forme d'accompagnement. Aujourd'hui, je propose encore des séances de reconnexion à soi.

Le coaching et les accompagnements dans un domaine davantage mental, basés sur la parole et pas seulement sur l'image comme la photographie, forment vraiment une discipline moderne. Elle n'a pas l'ancienneté de la psychologie ou de la religion, mais elle est profondément ancrée et connectée aux réalités actuelles. Et je pense que ça fait une vraie différence.

On vit dans un monde qui va vite, qui change tout le temps. On a besoin de réponses rapides et concrètes. Le coaching, c'est ça : un accompagnement assez direct, orienté action, sans sacrifier la profondeur.

On ne veut pas quelque chose de direct et rapide qui soit un simple pansement. On a envie de quelque chose d'efficace, mais qui nous permette en même temps d'aller en profondeur.

C'est une discipline récente, mais c'est justement, à mon sens, ce qui fait sa force : elle est née pour répondre aux enjeux actuels. Comment trouver sa place, comment clarifier ce qu'on veut vraiment dans la vie, et comment faire tout ça en agissant concrètement dans la matière.

Conclusion : tant qu'il y aura des humains

Pour conclure, on voit que l'accompagnement n'a jamais vraiment disparu à travers le temps. Ce qui a changé, c'est sa forme. On est passé d'un état où les choses étaient organisées autour du clan, de la famille, puis de l'église. Aujourd'hui, ce sont les psys, les coachs, les thérapeutes qui jouent ce rôle, avec une dimension plus profonde, plus tournée vers la connaissance de soi que vers le simple règlement de problématiques de surface.

Et demain, ce sera peut-être encore autre chose, je ne sais pas. C'est à nous de le créer.

Une chose est sûre : tant qu'il y aura des humains sur Terre, il y aura un besoin d'accompagnement.

J'en suis très heureux, parce que j'ai fait ce choix de l'accompagnement en pensant que c'est à la fois un choix d'avenir et un choix qui me motive profondément, parce qu'il permet d'avoir beaucoup plus de sens dans sa vie. À mon avis, plus le temps va passer, plus on aura besoin de cette quête de sens : pourquoi on fait les choses, pourquoi on est là. Et comme les réponses sont forcément en nous, c'est beaucoup plus simple d'utiliser des méthodes qui nous permettent d'aller les y chercher.

Si tu veux aller plus loin, n'hésite pas à regarder en description pour te faire accompagner. Et si cet épisode t'a parlé, envoie-le à quelqu'un qui aurait besoin de l'entendre.

Je te dis à très vite pour un prochain épisode du podcast. Prends soin de toi.