ORIGINE

Le mythe de l’équilibre pro / perso

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Le Laboratoire Origine

Un accompagnement collectif de 3 mois

Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.

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Introduction : Réponse à la question de Claire

Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je réponds à une question de Claire, qui me demande : « Comment concilier une activité passion qui nous fait vibrer et la vie de famille ? »

Petite parenthèse avant de commencer : j'ai posté sur Instagram une boîte à questions pour te proposer de poser les tiennes. Si tu as des sujets que tu aimerais que je développe dans le podcast, des situations que tu veux me partager, ou si tu as envie d'avoir mon regard, mon avis, des conseils, n'hésite pas. Tu peux m'écrire directement, je mettrai un lien dans l'épisode, ou venir me parler sur les réseaux sociaux.

Cette question est vraiment intéressante, parce que j'ai le sentiment que beaucoup de personnes se reconnaissent là-dedans et ressentent cette difficulté.

Pourquoi se sent-on tiraillé entre passion et famille ?

Dans mon approche, il y a cette idée d'aller voir ses perceptions, de rééquilibrer émotionnellement ce qu'on ressent, ce qu'on vit. Je pense qu'on est toujours un peu dans une recherche d'équilibre.

Quand Claire demande comment concilier son activité passion et sa vie de famille, c'est probablement parce qu'il y a des frustrations qu'elle ressent d'un côté ou de l'autre. Peut-être la frustration de se dire : « Mon activité passion me nourrit pleinement, et pourtant je dois parfois me limiter, la mettre un peu de côté, je ne peux pas y être pleinement. » Et de l'autre côté, sur l'aspect vie de famille, il y a probablement la même chose qui se joue : « J'aimerais passer plus de temps avec mes enfants, plus de temps sur ça. »

Le rôle de vos systèmes de valeurs

Ce qui se passe, en tout cas dans ma lecture, c'est que tout est une histoire de perception et de valeurs.

Ce qui est bon signe pour toi, Claire, c'est que dans ton système de valeurs hautes, dans tes valeurs intrinsèques, il y a probablement la famille. Et c'est justement pour ça que tu es tiraillée : tu as cette envie d'être présente pour ta famille, de développer le lien avec ton environnement proche.

Et en même temps, tu as probablement une autre valeur. Ce n'est peut-être pas une valeur « travail » en tant que telle, on se trompe parfois là-dessus, on se dit « j'ai une valeur travail parce que je pense au travail ». Dans ton cas, ce serait plutôt une valeur d'épanouissement personnel, une valeur d'accomplissement. D'ailleurs, tu ne me parles pas juste de travail, tu me parles d'une activité passion qui te fait vibrer : tu as envie de ressentir ce côté vibrant, ce côté « ça me nourrit », ce côté vraiment en lien avec toi. Et en même temps, tu as envie de prendre soin de ta famille.

Tout est une histoire de perception et de valeurs.

Le mythe de l'équilibre parfait

Ce qui se passe souvent, c'est que la frustration est ressentie à partir du moment où on pense qu'il y a un problème dans ce qu'on vit.

Pourquoi je dis ça ? Parce qu'au moment où tu te juges en te disant « je travaille trop », forcément, tu dévalues la valeur famille. Quand tu te juges de « je suis trop présente pour mon travail, pour mes clients, dans ce que je fais », tu ne peux pas penser ça sans penser, au même moment, que si c'est trop, alors il y a autre chose qui n'est pas assez : le côté famille. Et peut-être que l'inverse se produit aussi chez toi : dans tes moments très famille, tu as l'impression de te sacrifier personnellement, parce que tu ne passes pas assez de temps à développer ton activité, à être avec tes clients, à leur apporter le bien-être que tu leur apportes.

Ce qui est intéressant pour moi dans cette recherche d'équilibre, ce n'est pas d'être dans le fantasme qu'il existe un équilibre parfait. Je n'y crois pas. En fait, je n'y crois plus : je l'ai cru pendant longtemps, mais je ne pense pas que ça existe.

Je pense que la vie, c'est vraiment ça : on va dans un chemin, puis dans un autre, c'est une oscillation.

Comment nourrir mutuellement ces deux domaines ?

L'enjeu, c'est plutôt de revenir à soi. Et toi qui m'écoutes, si ça te parle, ça peut être d'autres sujets que le travail et la famille. Mais reviens à toi et pose-toi clairement la question : comment je peux nourrir l'un et l'autre ? Comment les deux se nourrissent mutuellement, sans que j'aie le sentiment d'en délaisser un, de me sacrifier pour l'un ou pour l'autre ?

Pour moi, le vrai enjeu est là. Parce que tant que tu as ce déséquilibre dans tes perceptions, tant que tu penses que si tu bosses trop c'est au détriment de ta famille, ou que si tu es avec ta famille c'est au détriment de ton kiff ou de ton travail, forcément tu vas te juger : « ce que je fais, c'est bien ou ce n'est pas bien ? »

Sortir du jugement extérieur et de la culpabilité

L'enjeu, c'est d'être pleinement conscient de soi. De comprendre que peut-être, aujourd'hui ou dans ta vie, ce qui te nourrit profondément, c'est davantage le développement de ton activité, le fait d'être présente pour tes clients, plus que la famille.

Et peut-être que tu te juges par rapport au regard extérieur, c'est toujours comme ça que ça fonctionne, en te disant : « je ne suis peut-être pas la meilleure mère possible », voire « je suis une mauvaise mère ». Certaines personnes se disent ça, non pas parce que c'est réel, il n'y a pas de bons ou de mauvais parents, on fait ce qu'on peut, mais parce qu'il se joue quelque chose par rapport aux modèles extérieurs, aux réseaux sociaux, à des réflexions qu'on a pu recevoir, à nos amis, peu importe. Et on se juge de ne pas être comme ci, de ne pas être comme ça, ou d'être trop comme ci, trop comme ça.

Il n'y a pas de bons ou de mauvais parents, on fait ce qu'on peut.

Accepter ses besoins réels dans l'instant T

L'enjeu, c'est vraiment de revenir à : de quoi j'ai vraiment besoin aujourd'hui ? Qu'est-ce qui est vraiment nécessaire pour moi ? Qu'est-ce qui me nourrit dans l'instant T ? Pour sortir du jugement extérieur, sortir de cette pression qu'on se met.

Et se dire : « Dans ma période de vie actuelle, mon besoin, c'est peut-être d'être à 80 %, dans mes valeurs, mon temps, mon énergie, mon argent, dans tout ce que tu veux, concentrée sur le fait de kiffer avec mes clients, de développer mon activité, de me sentir épanouie, de développer des projets. » Et c'est ok que la famille, peu importe l'âge des enfants, peu importe ce qu'on peut en dire à l'extérieur, soit en deuxième, troisième ou quatrième position. C'est ok.

Parce que tant que ce n'est pas ok émotionnellement, et c'est pour ça que je parle de rééquilibrage émotionnel, on reste dans une forme de flou, dans quelque chose de très incertain, de très mouvant. Naturellement, on va aller vers l'envie de développer son activité, vers ce kiff dont tu parles. Et si ce n'est pas clair, si tu ne l'as pas défini, tu vas forcément te juger et être en frustration : « ça devrait être autrement ».

Sauf qu'en fait, la vie, ça ne devrait pas être autrement. Les choses ne sont pas différentes de ce qu'elles sont.

C'est ça, le sujet de fond derrière ta question. On peut penser que les choses pourraient être différentes, parce qu'on est dans un fantasme de ce qui serait mieux ou moins bien, à la fois par rapport à la manière qu'on a de se juger nous-mêmes, et par rapport au jugement qu'on récupère de l'extérieur.

Exercice pratique : Identifier son système de valeurs

Un exercice très concret qu'on peut faire en coaching, c'est d'identifier clairement ton système de valeurs. C'est exactement l'objet de ma formation Origine : aider la personne à identifier ce qu'elle valorise dans la vie, et quelles sont ses blessures, ce qui est central, même si ce n'est pas le sujet de l'épisode.

Une fois que tu as ça, tu peux regarder de quelle manière le fait d'être pleinement dans ton travail, d'être une maman épanouie, de kiffer ce que tu fais, malgré ce sentiment, probablement réel chez toi, de ne pas avoir l'équilibre avec la famille, vient quand même nourrir ta famille, même si la famille ne représente que 20 ou 30 % de ton énergie.

Et inversement : peut-être que tu as même davantage besoin de le faire dans l'autre sens, de voir comment les moments que tu passes en famille, avec les personnes que tu aimes, viennent nourrir ton travail et cette valeur-là. Bref : comment tu peux alimenter l'un par l'autre. J'espère que c'est clair.

C'est un travail fondamental, un travail qu'on n'a pas l'habitude de faire, parce qu'on est dans des schémas de comparaison constante et dans un fantasme permanent où on pense que tout est possible au même endroit, dans le même espace, dans le même temps.

Conscience, choix et réalité "terre à terre"

Or ce n'est pas le cas.

La vie est faite de choix, et de conscience de ces choix.

L'intérêt, ce n'est pas d'imaginer qu'on peut concilier les deux à temps plein, en se disant que ce sera mieux parce que ça fait bien pour notre perception. C'est plutôt de revenir dans la réalité un peu terre à terre, et de se dire que c'est ok de vouloir kiffer un truc et de mettre d'autres choses de côté. Et mettre de côté, ce n'est pas au détriment des autres, ni parce qu'on aime moins ça, c'est peut-être ça aussi qui se joue chez toi. C'est juste le mettre de côté parce que ce n'est pas nécessaire pour nous, pour notre évolution, pour notre niveau de satisfaction, de bonheur, d'épanouissement, mets le mot que tu veux, dans l'instant T.

L'importance de la communication avec ses proches

Ça peut demander de la discussion : avec sa compagne, son compagnon, avec ses enfants. Poser les choses, dire son besoin. Ça peut être un travail à faire dans le couple, surtout si les enfants sont petits : identifier le système de valeurs de chaque personne de la famille à l'instant T, et voir par l'échange de quelle manière le fait de nourrir, toi, cette valeur très importante, vient aussi impacter la famille.

Et ça peut se jouer sur plein d'aspects. Par exemple, peut-être que le fait de te sentir hyper épanouie dans ton travail et d'y passer plus de temps fait que tu es plus agréable et plus heureuse au quotidien. Ou que les moments avec tes enfants deviennent des moments de qualité plus intenses. Ou encore que ton activité se développe, donc tu génères plus de chiffre d'affaires, plus d'argent, et peut-être que tu peux faire un voyage qui n'aurait pas été prévu, qui n'aurait pas été possible sans ça. Ce sont des suppositions, des exemples, mais l'idée est d'aller voir comment une chose vient nourrir l'autre.

Quand tu fais ce travail avec le système de valeurs de chaque individu dans une famille, ce qui est puissant, c'est de comprendre que le mari, la femme, vont valoriser certaines choses, et de se poser la question : comment je peux nourrir ça chez l'autre tout en restant dans mon propre système de valeurs ? Souvent, on a tendance à être dans la confrontation, dans le sacrifice : « pour que l'autre soit bien, il faut que moi je sois moins bien, et j'accepte ça. »

Je pense qu'il y a vraiment un espace, un entre-deux, où on peut se nourrir mutuellement.

Ça demande de la conscience, ça demande de l'échange, et ça demande aussi que l'autre soit ouvert à ça. Ce n'est donc pas une fin en soi, ça ne veut pas dire que ça va fonctionner.

La libération émotionnelle par l'acceptation

Mais déjà, pouvoir en être conscient et mettre des mots dessus, ça permet vraiment de décharger. Et ce qui est fou, ce que je vois en coaching tout le temps, c'est qu'à partir du moment où cette décharge émotionnelle a lieu, « c'est ok, je m'autorise à ce que mon quotidien soit rempli comme ça », tout change.

Ça ne veut pas dire qu'on se fout des autres ; j'espère qu'en m'écoutant, tu vois bien que ce n'est pas le message que je fais passer. Ça veut dire que tu te respectes. Ce n'est pas contre l'autre : c'est te sentir à ta place, épanouie, et mesurer l'impact que ça va avoir sur les autres en les considérant. On est des animaux sociaux, donc les interactions existent, il y a toujours des choses à adapter. Mais c'est très différent d'adapter en conscience plutôt que dans le sacrifice du « il faut que je fasse quelque chose dont je n'ai pas envie », ou en se sentant fermée.

Il suffit parfois juste d'être ok avec ça pour que ce ne soit plus un poids, plus une charge émotionnelle, et que les choses deviennent beaucoup plus fluides et se fassent un peu d'elles-mêmes.

Conclusion et ressources pour aller plus loin

Si tu as besoin d'aller plus loin sur ce sujet, il y a toujours ma formation Origine. C'est vraiment ma formation cœur, ma formation pépite. Elle est assez simple à suivre : deux à trois heures, le temps que tu mettras à répondre aux questions. C'est très pratico-pratique, c'est vraiment fait pour aller identifier tout ce dont je te parle dans les podcasts : ton système de valeurs, et te connecter aux blessures de ton enfance, de ton histoire, qui ont justement créé ce système de valeurs et cette singularité. Je parle aussi des différents domaines de vie, et de comment tu peux équilibrer tout ça en fonction d'eux.

La page de présentation est tournée vers les entrepreneurs, mais on ne parle pas d'entreprise à proprement parler dans la formation : c'est simplement que les entrepreneurs sont la cible des personnes que j'accompagne dans les coachings longs. Même si tu n'es pas à ton compte, tu peux faire la formation à 100 %, elle sera adaptée à toi. Tu vas pouvoir toucher du doigt ce qui est vraiment important pour toi, ce qui est vraiment important dans ta vie, comment te remettre au centre sans être contre les autres, ça, c'est important, et vraiment faire le lien entre ton histoire, ton vécu, ton parcours, et ce que tu apportes finalement au monde aujourd'hui.

Je te dis à très vite pour un prochain épisode de podcast. Prends soin de toi.