15 septembre 2026 · 12:44
Pourquoi être gentil est la PIRE des idées
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Tu as l'impression de toujours faire passer les autres avant toi ? De ne jamais réussir à dire « non » sans ressentir ensuite une vague de culpabilité ?
Vouloir être constamment disponible, gentil et irréprochable, ressemble sur le papier à une qualité... mais c'est souvent le piège le plus sournois vers l'épuisement mental, la frustration et la perte de repères. Que ce soit dans sa vie perso ou dans son business.
Dans cet épisode, j'analyse pourquoi l'excès d'altruisme et le syndrome du sauveur peuvent finir par te saboter, et pourquoi réhabiliter un égoïsme sain est indispensable pour poser des limites claires et reprendre le contrôle de ta vie.
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⚡️ Au programme de cet épisode
- La surcharge mentale et la peur de ne rien faire
- Le rejet inconscient et le poids des jugements passés
- Altruisme vs Égoïsme : le piège du « sauveur »
- L'impact direct sur ton business et tes relations
- Pourquoi l'égoïsme sain est vital pour durer
- Rééquilibrer tes perceptions et poser tes limites
🎥 Découvre notre échange en vidéo : https://youtu.be/VrKP5JMHtjQ
👤 À propos de moi et du podcast Origine
Je m'appelle Jérémy et je passe une grande partie de mon temps à me poser des questions sur l'humain. Pourquoi sommes-nous qui nous sommes ? Pourquoi répétons-nous certaines histoires ? Qu'est-ce qui fait que deux personnes vivent la même situation de manière totalement différente ? À travers mon podcast Origine, je partage les réflexions, les outils et les rencontres qui m'aident, chaque jour, à mieux comprendre ces questions.
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Retour de coaching : surcharge mentale et peur de ne rien faire
Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, j'aimerais te faire le retour d'un coaching que j'ai eu récemment, dont le sujet principal était l'égoïsme. Je vais t'expliquer un peu ce qu'il y a derrière.
Je commence toujours mes accompagnements en demandant à la personne comment elle se sent aujourd'hui, s'il y a des sujets sur lesquels elle a envie de travailler, et on fait un point sur ce qui s'est passé depuis la dernière fois.
Là, ce que la personne me dit, c'est : « Je me sens un peu dépassé par mon projet, je sens que je remplis mon quotidien de nouveaux projets, de nouvelles tâches, de nouvelles choses à faire. » Et en parallèle, elle a l'impression qu'elle « ne fait rien », entre guillemets, que c'est une perte de temps, que ce n'est pas productif, et que c'est un problème. C'est un sujet d'état d'esprit sur lequel on avait déjà travaillé un peu, mais pas avec la profondeur qu'on a eue cette fois-ci.
Quand des sujets comme ça arrivent, je précise toujours une chose : ce n'est pas un problème en soi d'avoir le sentiment d'être rempli par plein de projets. Il y a des moments dans sa vie où on est hyperactif, où il y a plein de projets qui nous challengent. Ce n'est pas un problème en soi d'être en hyperactivité, parce que si c'est un mode de fonctionnement et qu'on aime bien remplir notre temps pour une raison ou pour une autre, très bien.
Il ne faut pas trouver des problèmes à tout.
Ça devient problématique quand, pour la personne elle-même, c'en est un. Et dans ce cas-là, sur tous ces sujets d'organisation et de gestion du temps, je pose une question : « Est-ce qu'il y a quelqu'un que tu juges, ou que tu as jugé par le passé, en ayant le sentiment que cette personne perdait un peu son temps ? » La première chose qui sort, c'est : « Ça me parle, c'est ma mère. »
Le jugement inconscient et le rejet de l'égoïsme
Ce qui est intéressant ici, et c'est tout le but du coaching que je pratique, c'est de bien comprendre un aspect psychologique fondamental :
Tant que tu juges une personne pour ce qu'elle a fait, pas fait, pour ce qu'elle a été ou pas été, tu vas t'interdire d'être, ou de ne pas être, ce que tu projettes comme bien ou mal.
Par nature, si on se dit « ça, c'est négatif », on va tout faire dans notre vie pour ne pas l'avoir en nous, pour ne pas l'expérimenter, pour que ça n'impacte pas notre vie, parce qu'on l'a jugé comme négatif.
Et il y a un concept fondamental derrière : le négatif et le positif n'existent pas. Ils existent juste au regard de la manière dont on observe les choses. On va me dire : « Oui, ça existe en physique, peut-être en chimie. » Mais dans l'absolu, un état sain et serein pour nous, c'est un état de neutralité. On ne peut pas l'avoir tout le temps dans sa vie, mais le fait de chercher cet état de neutralité, c'est ce qui va faire une grosse différence.
Donc tant que tu juges quelqu'un pour ce qu'il a été, tu t'interdis d'être comme ça et tu te prives d'une énorme part de toi, parce que le fantasme derrière, c'est de penser qu'on ne peut pas être comme ça.
En travaillant sur sa mère, on en vient à la problématique de l'égoïsme. Ce que cette personne reproche à sa mère, c'est de l'avoir perçue comme trop égoïste. Je ne vais pas partager les détails, parce que je n'ai pas envie de raconter son histoire, mais je vais te partager le fil rouge pour que tu comprennes ce qui se joue.
Quand on refuse notre part d'égoïsme, qui est forcément existante sur plein d'aspects de notre vie, on va minimiser le fait d'être égoïste et maximiser le fait d'être altruiste. Tu vas me dire que ce n'est pas un problème en soi d'être altruiste. Sauf que dans le cas de mon client, c'est précisément ce qui fait qu'il remplit son quotidien de plein de projets. Ne voulant tellement pas ressembler à sa mère, ne voulant tellement pas être perçu comme égoïste, il va faire plein de trucs pour remplir son quotidien, pour que sa femme, ses enfants, ses amis, ses clients lui disent : « C'est génial, c'est incroyable, tu es exceptionnel. »
L'impact business : recrutement, management et posture de sauveur
Ça crée évidemment des difficultés au quotidien. Et au-delà de ça, quand la personne va vouloir recruter des équipes, elle va tomber uniquement sur des profils qui vont augmenter, intensifier son côté altruiste. Je te fais un peu une caricature, mais c'est pour que tu comprennes bien le principe : comme la personne refuse absolument d'être perçue comme quelqu'un d'égoïste, elle va tout faire pour les autres. Dans un recrutement, c'est problématique.
Si tu commences à monter des équipes et que tu veux absolument être le mec ou la femme hyper altruiste, parce qu'inconsciemment tu penses que c'est mieux, parce qu'il ne faut surtout pas ressembler à un parent, à une figure d'autorité, à un collègue, à un mentor, peu importe, ce qui va se passer, c'est que tu vas attirer des personnes qui veulent être sauvées. C'est énergétique, c'est quelque chose qui se ressent :
Elles sentent que tu vas être la personne qui va dire oui à tout, arrondir les angles.
Du coup, ce sont des personnes qui vont peut-être avoir tendance à profiter, pas forcément consciemment, mais profiter parce que tu ne mets pas le cadre, parce que tu ne mets pas la barrière pour qu'elles ne profitent pas de ça.
Et là, j'imagine qu'en m'écoutant, tu commences à voir ce qui se passe. Probablement de la frustration, parce que tu as l'impression que ton message n'est pas assez écouté, pas assez entendu. Probablement une forme de surcharge, parce que les gens viennent tout le temps te demander de l'aide et sont peu autonomes, alors qu'ils seraient capables de l'être beaucoup plus. Mais vu que tu es altruiste et que tu veux tout faire pour eux, parce que tu ne veux surtout pas montrer que tu es égoïste, ils ont cette perte d'autonomie qui va avoir un impact sur toi, et ainsi de suite sur plein de domaines de ta vie.
L'impact personnel : sacrifice, frustration et vie de famille
Là, c'est l'exemple de l'égoïsme et de l'altruisme, mais on peut retrouver ça avec n'importe quel trait de caractère, n'importe quelle façon d'être. Dès que tu vas dévaloriser un trait de caractère, souvent en lien avec quelqu'un de ta famille, et il n'y a pas besoin d'aller très loin : les parents, les oncles, les tantes, les frères et sœurs, les proches, les mentors, les personnes que tu idolâtres peut-être sur les réseaux sociaux, tant que tu te dis « je veux être comme ça » ou « je ne veux pas être comme ça », ça marche dans un sens comme dans l'autre : soit tu t'interdis d'être comme ça, soit tu te subordonnes en te disant qu'il faut absolument que tu sois comme ça pour ne pas ressembler à cette personne.
Ici, c'est : « Je ne veux surtout pas être égoïste comme ma mère, donc je vais être altruiste. » Et l'altruisme, je considère que c'est plus positif, que c'est meilleur. Or tant qu'on perçoit plus de positif, ou plus de négatif à l'inverse, dans une situation, on est déséquilibré.
On en vient donc à réfuter sa part d'égoïste et à valoriser sa part d'altruiste. Et ça a un impact énorme dans notre vie, dans le développement de notre activité, dans notre relation avec nos clients, dans notre prospection, dans notre communication, tout le temps, parce qu'on ne fait plus les choses pour soi, on les fait pour les autres.
Dans la vie personnelle aussi, l'impact est énorme, parce qu'on va être dans le sacrifice pour l'autre. Si on voit quelqu'un qui prend simplement du bon temps alors qu'on se dit « je n'ai pas le droit de prendre du temps pour moi, je n'ai pas le droit d'être égoïste », on va juger son partenaire : « C'est abusé qu'il ou elle prenne du temps pour lui ou pour elle. » Ou on va juger un collègue parce qu'il part trop en vacances.
Ce n'est pas le problème de notre collègue, de notre compagnon ou de notre compagne. Le problème, c'est juste qu'on a une perception déséquilibrée, parce qu'on réfute sa part d'égoïste en pensant qu'en étant altruiste, on sera une meilleure personne.
L'exercice de rééquilibrage : avantages de l'égoïsme & pièges de l'altruisme
Là, peut-être que tu te dis : « OK, c'est bien, mais il y a quoi à faire ? »
Avec mon client, on est partis sur des questionnements. L'objectif, ce n'est pas que moi je comprenne, c'est que la personne puisse comprendre et identifier elle-même quels sont les désavantages, les inconvénients d'être altruiste dans sa vie. Et elle commence à voir que oui, sur le papier, être altruiste paraît bien, sauf qu'il y a un oubli de soi, qu'il y a une forme de posture de sauveur qui peut s'installer.
Sur le papier, on peut se dire que c'est assez sympa, mais on prive les gens de leur pouvoir.
Et il y a plein d'autres traits de caractère, plein d'autres critères qui entrent en compte.
Ensuite, on est allés voir quels sont les avantages, finalement, d'être égoïste, comme sa mère. Ou plus précisément : quel avantage elle, elle aurait à être plus égoïste dans sa vie. Elle se rend compte qu'elle aurait peut-être plus de temps pour elle, qu'elle se respecterait davantage, qu'elle pourrait répondre beaucoup plus à ses besoins. Au final, on avait des listes avec des dizaines de points.
Ces éléments sont hyper importants, parce que c'est ce qui permet de faire le switch. On passe de : « Je suis contrôlé par mon inconscient, je suis contrôlé par ma blessure, là c'est la mère, ça peut être le père, n'importe qui, j'ai ce sentiment inconscient qu'un tel m'a fait souffrir, donc ma vie est dirigée pour surtout ne pas lui ressembler », ou à l'inverse, si on valorise une autre personne de notre famille, pour surtout ressembler à cette personne-là, sans voir l'opposé de ce qui se passe.
Une fois que la personne commence à voir que ce n'est pas aussi positif ou négatif, que ce n'est pas tout blanc ou tout noir comme elle l'imaginait, elle vient rééquilibrer ses perceptions et ses émotions. C'est pour ça que le coaching que je pratique est un coaching de rééquilibrage des perceptions émotionnelles. En rééquilibrant ses perceptions, elle se rend compte qu'elle a beaucoup plus d'intérêt à être égoïste que ce qu'elle percevait une ou deux heures avant la séance, et qu'elle a parfois beaucoup de désavantages à continuer à être altruiste.
J'avais vraiment envie de te partager ce cas concret pour que tu puisses identifier, chez toi, quels sont les traits de caractère que tu survalorises ou que tu dévalorises à l'excès, je ne sais pas comment l'exprimer exactement, et qui, en réalité, te desservent profondément et dirigent complètement ta vie. Tu as un mode de fonctionnement câblé sur « je pense que ça, c'est mieux que ça », donc quelque chose de très déséquilibré, et tu penses tellement que c'est mieux que tu ne vois pas en quoi ça te dessert, ni l'impact fort et profond que ça a sur tous tes domaines de vie.
Je te parle du business parce que j'accompagne des entrepreneurs. Mais si tu m'écoutes et que tu n'es pas à ton compte, l'égoïsme et l'altruisme, ça se rejoue peut-être avec tes enfants. Peut-être que tu ne veux tellement pas être égoïste que tu veux tout faire pour eux : tu te sens hyper altruiste, sauf que tu es dans le sacrifice total, et ça crée une frustration ou une colère énorme dont tu ne sais pas d'où elle vient. Peut-être que par moments, tu pètes un câble. Je ne sais pas ce qui se passe dans ta vie, mais tu ne sais pas pourquoi, et tu te dis : « Je ne suis pas normal, il ne faudrait pas que je sois comme ça. » Tu portes une charge énorme à vouloir absolument être la bonne personne, hyper altruiste, attentive aux autres.
S'écouter, poser ses limites et aller plus loin
Alors qu'en fait, on n'est pas câblé pour ça.
On est câblé pour être autant altruiste qu'égoïste.
« Tu me saoules, je n'ai plus envie de toi, je n'ai plus envie de te voir, je n'ai plus envie de ci, je n'ai plus envie de ça », pendant un temps défini : c'est OK. C'est OK, parce que c'est respecter tes émotions, tes ressentis, tes besoins, tes besoins profonds.
Voilà ce que j'avais à te dire, je crois que c'est tout pour aujourd'hui. Comme toujours, si tu veux avancer sur ce sujet, découvrir un peu plus en profondeur tes blessures, comprendre ce qui se joue et identifier ces schémas, je te mets un lien dans la description de la vidéo si tu me regardes sur YouTube, ou dans la description du podcast si tu m'écoutes en audio.
C'est une masterclass de 40 à 45 minutes dans laquelle je décortique le processus : qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de nous, qu'est-ce qui fait qu'on a ces blessures qui vont complètement diriger notre vie, et comment faire pour en prendre conscience afin qu'elles ne dirigent plus notre vie, mais qu'elles guident notre existence. Qu'elles guident ce qui nous semble, à l'instant T, bon pour nous, quelque chose sur lequel on peut avoir une action, un impact, et ne plus subir son quotidien.
Je te mets ça en description. Je te dis à très vite pour un prochain épisode du podcast. Prends soin de toi.