18 mars 2026 · 10:35
Se libérer d'une relation toxique
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Le Laboratoire Origine
Un accompagnement collectif de 3 mois
Pour comprendre ce qui te freine, retrouver une vision claire de ce qui est juste pour toi, et repartir avec une méthode que tu pourras réutiliser toute ta vie.
Découvrir le Laboratoire OrigineLa vidéo de Giulia : https://www.instagram.com/p/DWBofLLDLcd/
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👤 À propos de moi
Je m’appelle Jérémy Guillaume et je crois profondément qu'un changement durable n’est possible que dans l’amour de ce que tu es et de ce que tu as été.
Et c'est exactement pour ça que j'aide les entrepreneurs à se reconnecter à leur cœur et à leur singularité en identifiant clairement leurs valeurs et leurs blessures dans le but de se créer un business parfaitement aligné.
On bosses sur la stratégie, sur l'acquisition, la conversion, la délivrabilité, le marketing, la communication, mais toujours avec une approche basée sur la rechercher des causes plus profondes des blocages existants.
Si t'es pas prêt à une introspection profonde, ce n'est clairement pas pour toi.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le texte complet de cet épisode, reformaté
Note d'édition : le chapitrage fourni (peur de perdre, sport/business, etc.) ne correspond pas au contenu de cette transcription, qui porte sur les relations d'emprise. J'ai donc structuré le texte en sections fidèles à ce qui est réellement dit, en suivant le déroulé de l'épisode.
Introduction : un épisode à chaud
Bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd'hui, je te propose un sujet un peu à chaud, une réaction.
Il y a une personne que je suis sur Instagram, Giulia Ramirez, une danseuse, qui a publié une vidéo longue, de 8 minutes, où elle parle d'un féminicide qui s'est produit dans son village natal, je crois, en Italie. Je ne sais pas si je suis bien placé pour en parler, parce que je suis un homme, mais j'avais envie de partager mon ressenti là-dessus. Je vois beaucoup d'amis autour de moi qui sont un peu en alerte, des amis qui ont peur, et je vois aussi des amis qui sont dans des relations d'emprise. J'avais envie de partager ma vision — je ne sais même pas si c'est ma vision — en tout cas des outils de coaching qui peuvent être utiles sur ce sujet.
Revenir dans son corps pour capter les signaux
Ce que Giulia partage, et que je trouve très intéressant, c'est l'idée de revenir dans son corps pour sentir les signaux, ceux qui permettent de dire « attention, danger ». Observer la manière dont la personne nous parle, la manière dont elle interagit, les micro-signaux. Vraiment remettre de la conscience dans son corps pour sortir de ces schémas-là et être en mesure d'être attentif, d'être en alerte, pour ne pas tomber dans des relations toxiques, ou pour en sortir. Je mettrai son post en description.
Je trouve que c'est un très bon conseil, parce que le corps, de manière très inconsciente, a une forme de mémoire, une forme de ressenti.
Souvent, ce qui se passe, c'est qu'on est déconnecté de ses ressentis corporels, et ça nous empêche d'avoir accès à ça.
Ce qui manque : des outils concrets
C'est super, mais je trouve qu'il manque juste après ça des solutions concrètes, des outils concrets. Avoir un ressenti, c'est une chose : on peut sentir qu'on est dans une situation qui n'est pas confortable, voire dangereuse. Mais l'emprise dit aussi beaucoup de nos blessures, de nos besoins, de notre importance, de l'attachement à l'autre, du type de connexion ou en tout cas du type de relation qu'on pense nécessaire à notre fonctionnement.
Je pense qu'un vrai travail là-dessus est beaucoup plus profond : il s'agit d'aller connecter à ces blessures, d'aller connecter à la part de soi blessée qui a ce besoin d'être dans ce type de relation.
Sortir de la vision du bien et du mal
Ce n'est peut-être pas évident à entendre, mais on a souvent une vision très binaire du bien et du mal, alors que je pense que les choses sont beaucoup plus subtiles. Forcément, quand ça finit mal, quand il y a un meurtre, c'est compliqué. Mais dans toute relation, il y a des attentes mutuelles, et surtout des personnes qui viennent interagir et se nourrir l'une l'autre.
Peut-être que sur le papier, vu de l'extérieur, ça se fait de manière négative, mais en tout cas ces personnes se nourrissent quand même l'une et l'autre.
L'exercice : lister les bénéfices
Pour moi, une des méthodes qui peut aider à commencer ce travail — au-delà d'aller voir un professionnel, un thérapeute, un psychologue, ce qui est à mon avis fondamental — si on veut le faire seul parce qu'on n'est pas prêt à passer le cap, c'est de commencer à se poser la question : « C'est quoi les bénéfices que je trouve concrètement dans ma vie à être avec une personne peut-être manipulatrice, avec une personne peut-être un peu perverse ? C'est quoi les bénéfices que j'ai à être dans l'emprise ? »
Ce n'est pas une question facile, parce que la personne va souvent te répondre : « Non, je n'en ai pas. » Mais quand tu creuses vraiment, que tu fais cet exercice en conscience et que tu prends le temps de lister 20, 30, 40, 50 points pour conscientiser ce que ça t'apporte réellement, c'est là qu'il peut y avoir un moment de prise de conscience. Pour moi, l'enjeu, c'est de mettre les choses en conscience : se rendre compte que même si je n'ai pas envie de ce genre de relation — parce qu'en fait, personne n'en a envie, je pense, c'est souvent malgré nous — je vois que je le fais parce que j'ai des bénéfices, directs ou indirects, auxquels je n'avais pas accès.
Le chaud et le froid, le piédestal
Je ne veux pas généraliser, je suis un homme, je ne suis pas une femme, je ne veux pas me mettre à la place d'une femme. Mais il y a des personnes qui ont ce type de relation parce que ça nourrit un besoin profond, et le bénéfice est alors très clair.
Quand tu es avec un pervers narcissique, ou avec quelqu'un qui a une vraie emprise sur toi, il va souffler le chaud et le froid. Il va être capable de te mettre sur un piédestal, ou en tout cas de te faire te sentir sur un piédestal, juste avant de t'enfoncer. Et probablement que les personnes qui vivent ce type de relation ont ce besoin — créé par leur histoire, leur passé, leur vécu — de se sentir parfois mises en avant. Elles voient chez ces personnes-là, qui sont je pense très fortes pour ça, quelqu'un qui va leur faire entendre ce qu'elles veulent entendre.
Quand on attend que quelqu'un d'extérieur nous valorise, nous mette sur un piédestal ou nous dise qu'on a telle qualité, c'est souvent qu'on n'arrive pas à le faire par nous-mêmes.
C'est vraiment le signe d'un manque de confiance en soi. Et c'est pour ça que je dis que ça vient du domaine des blessures : pour moi, c'est le schéma de fonctionnement.
Le vide à combler et la part de pouvoir
C'est pour ça que c'est intéressant d'aller voir les bénéfices. Tu peux te dire « à quoi bon regarder ça ? », mais c'est déjà mettre de la conscience : je vois que dans la relation, j'ai aussi ma part. Qu'est-ce que j'attends de l'autre ? Qu'est-ce que j'attends d'une relation ? C'est quoi le besoin que j'ai à combler, le vide que j'ai à combler, parfois un peu inconscient, ou même très inconscient ?
C'est souvent lié au fait de ne pas s'être senti assez écouté dans l'enfance. Ça peut être le fait de ne pas avoir eu sa place, d'avoir toujours eu ce sentiment d'être minimisé. Ça peut être vraiment plein de choses qui font qu'on peut mettre sur l'autre ce besoin de prendre le pouvoir pour soi, parce qu'on n'arrive pas à le prendre pour nous-mêmes. Je ne dis pas que c'est un schéma qui se produit tout le temps. Je ne sais pas si c'est très clair, c'est clair dans ma tête mais ce n'est pas évident à exprimer.
Commencer par lister ça, c'est commencer à reprendre un peu sa part de pouvoir, un peu sa responsabilité. C'est se rendre compte que dans les relations que je cherche, je vais chercher à combler ce vide que j'ai en moi, parce que je ne suis pas capable, ou je n'ai pas appris, ou je ne sais pas comment on fait pour le combler naturellement. Et donc, dans la relation, un des bénéfices que j'ai, c'est ça. Tu peux faire cet exercice avec plein de bénéfices.
Se faire accompagner
Je le répète : si tu es dans une situation d'emprise, ce n'est pas évident, donc va te faire accompagner. Je sais que beaucoup de personnes n'ont pas cet élan, parce que quand on est sous emprise et qu'on manque d'estime de soi, pourquoi aller se faire accompagner ? Est-ce qu'on a le droit de faire ça ? Et s'il y a une emprise financière en plus, on n'a peut-être pas forcément les moyens. Mais en tout cas, il y a vraiment cette idée de commencer à mettre de la conscience.
Reprendre son pouvoir
Si je te partage ça aujourd'hui, c'est parce que la vidéo de Giulia m'y a fait penser. Il y a vraiment cette idée de reprendre son pouvoir, dans ce que je propose. De prendre conscience que pour moi, il n'y a pas de bien ou de mal : c'est juste à des niveaux différents, où on a nos parts de bien et de mal. Mais comme on a tendance à ne pas les accepter, à rejeter certaines choses, à valoriser ce que les autres vont dire de nous, on leur donne ce pouvoir au lieu de le prendre pour nous. C'est un autre sujet, je ne sais pas dans quel sujet je me suis embarqué.
Bref, je crois que je vais m'arrêter là. Je ne sais pas si c'est très clair, mais j'avais envie de réagir, parce qu'il y a des outils très concrets qu'on peut utiliser pour commencer à prendre conscience.
Les deux questions clés
S'il fallait résumer, c'est essayer de commencer à prendre conscience de ce qu'on attend d'une relation, de ce qu'on attend de l'autre.
En l'occurrence, la vidéo parle d'une emprise très forte, parce que ça se finit très mal. Mais souvent, on est comme ça dans toutes nos relations : avec nos conjoints, nos compagnes, nos compagnons, on peut être comme ça avec nos enfants dans ces attentes-là, on peut être dans ces schémas-là avec des clients. C'est quelque chose qui peut se retrouver souvent.
L'enjeu, c'est vraiment de revenir à soi : qu'est-ce que j'attends d'une relation, et qu'est-ce que ça vient combler, consciemment ou inconsciemment, qui me manque profondément en moi ?
Ensuite, une fois qu'on a fait ce travail de mise en conscience, c'est de se demander comment je peux remplir ça par moi-même, sans avoir besoin de l'extérieur, sans avoir besoin de relations toxiques.
On parle de relations toxiques, mais je l'ai vu avec des clients, avec des personnes que j'ai accompagnées, ou avec leurs clients : des entrepreneurs qui sont dans ce type de relation, qui n'arrivent pas à dire non, qui n'arrivent pas à mettre le cadre, qui n'arrivent pas à s'accorder suffisamment de valeur pour dire « mon travail vaut ça ». Ils vont être dans une forme de sacrifice, dans une forme de « ce n'est jamais assez bien », et donc j'en fais toujours plus pour l'autre. Ce sont des niveaux différents, peut-être, mais les schémas fondamentaux sont vraiment similaires, je pense.
Aller plus loin
Si tu as envie d'aller plus loin, écris-moi, je pourrai t'en dire plus. En tout cas, j'avais envie de partager ça avec toi.